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Bulletin Quotidien Europe N° 9769
NOTULES / @@@ pologne

Interrogé par les journalistes après son retour en Pologne, jeudi 16 octobre, le président Lech Kaczynski a regretté de n'avoir pas pu prendre la parole lors du Conseil européen au sujet de la Géorgie, qui était « la principale raison » de sa participation impromptue. « J'ai couru de toutes mes forces », mais « le débat à ce sujet ne durait que deux minutes », a-t-il confié aux journalistes en précisant qu'il se trouvait à l'extérieur du bâtiment au moment où les travaux sur ce sujet ont débuté. M. Kaczynski est arrivé au Conseil européen, mercredi 15 octobre, après plusieurs péripéties logistiques et malgré l'opposition de son gouvernement, dirigé par le leader de la Plateforme civique (PO), Donald Tusk, qui ne l'a pas inclus dans la délégation officielle de la Pologne. De nombreux sujets opposent le gouvernement à M. Kaczynski, qui est aussi le frère jumeau du président du plus grand parti d'opposition (PiS), notamment: - la ratification du Traité de Lisbonne, voulue par le gouvernement ; - le paquet Climat/Énergie paraphé par le président Kaczynski en mars 2007 mais dont la forme actuelle a été contestée par le gouvernement en raison des coûts trop importants qu'il entraînerait pour la société et l'économie polonaises; - la désignation de Lech Walesa, l'ennemi personnel des frères Kaczynski, au groupe de réflexion de l'UE ; - l'adoption par la Pologne de l'euro (selon le président, cette adoption doit être précédée par un référendum) ; - le rôle du président dans la formulation de la politique étrangère du pays. La Constitution polonaise précise que c'est le Conseil des ministres « qui dirige la politique intérieure et extérieure de la République de Pologne ». Le président, étant le plus haut représentant de la Pologne et le garant de la continuité des pouvoirs publics, est compétent pour la ratification (et la dénonciation) des accords internationaux (les deux chambres du Parlement doivent en être informées) et la désignation des membres du corps diplomatique polonais et l'approbation des lettres d'accréditation des diplomates internationaux. La Constitution stipule aussi qu'en matière de politique étrangère, le président « coopère » avec le Premier ministre et les ministres compétents. Interprétées différemment par le gouvernement et le cabinet du président (qui estime que le président a le pouvoir décisionnel en matière de la politique étrangère), ces dispositions ont suscité un vaste débat en Pologne. Au Tribunal constitutionnel de se prononcer désormais. (A.By. )

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