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Bulletin Quotidien Europe N° 9761
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/galileo

La gestion du budget par l'ESA mise en cause

Bruxelles, 14/10/2008 (Agence Europe) - Le coût de Galileo va probablement s'accroître, mais l'augmentation n'atteindra pas deux miliards d'euros. Un journal allemand avait annoncé, la semaine dernière, que le coût du premier programme européen de positionnement par satellite pouvait s'accroître jusqu'à 5,4 milliards d'euros au lieu de 3,4 milliards prévus pour la phase actuelle de déploiement du système. Pour l'heure, seul le coût de la phase de développement (financé à parts égales par l'Agence spatiale européenne et la Commission européenne) a dépassé le montant prévu de 1,5 milliard d'euros de 380 millions dont 180 millions restent toujours à financer par les États membres de l'ESA (la Commission a déjà accordé 200 millions d'euros). Le coût réel de la deuxième phase de Galileo sera connu en juillet prochain, après la clôture du processus de sélection de tous les principaux contracteurs pour l'acquisition des infrastructures au sol et des satellites du système (voir EUROPE n° 9744).

Certes, le programme connaîtra d'autres accroissements budgétaires non seulement en raison du retard encouru dans la mise en place du projet mais également, par l'action des entreprises qui gonflent les prix des services. La politique jugée par un haut fonctionnaire « peu transparente » de gestion des dépenses appliquée par l'ESA (Agence spatiale européenne) directement responsable des négociations sur la mise en place du système entraîne également de nombreux et systématiques dépassements des montants initialement prévus pour les programmes spatiaux. Pour ce qui est de Galileo, il faudrait dès à présent intégrer les coûts supplémentaires induits par les pénalités dues en raison de la rupture du contrat initial lors de la réorganisation du programme. Ce remaniement de la structure d'acquisition après la dissolution en mai 2007 du partenariat public - privé a entraîné entre autres la dissolution du contrat avec le consortium ESNIS (European Satellite Navigation Industries formé par le français Thales Alenia Space, le germano-britannique EADS Astrium, l'italien Finmeccanica et le groupe de sept entreprises espagnoles Galileo Sistemas y Servicio) chargé du développement et de la construction des satellites ainsi que des systèmes de navigation au sol de ces satellites. À terme, ESNIS devait être le vendeur des satellites au consortium privé chargé d'assurer ensuite le financement du système. À ces pénalités, s'ajouteront, après négociations, les augmentations de prix réclamées par les industriels pour le développement de chacun des six segments du système (voir EUROPE n° 9555). À l'heure actuelle, toutes les offres soumises par onze candidats présélectionnés pour la mise en place du système dépassent les limites financières fixées par la Commission. Il ne s'agit que du premier des trois tours de négociations dans le cadre de ce qui s'appelle un dialogue compétitif entre les onze candidats présélectionnés et dont les résultats seront connus mi-2009, mais selon des sources proches du dossier, la Commission pourrait envisager de mettre en place un mécanisme de suivi de ces négociations menées par l'ESA. (A. By.)

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