Bruxelles, 19/06/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne et la Tunisie ont tenu, lundi 16 et mardi 17 juin à Bruxelles, des discussions approfondies sur l'ancrage de ce pays au marché intérieur européen. La Tunisie est dans la région EuroMed le premier pays à avoir réalisé, en janvier 2008, la libéralisation totale de ses échanges industriels avec l'UE. Il serait même, selon la Commission, en avance de deux ans sur l'échéance prévue à l'origine pour son intégration dans les mécanismes du marché intérieur. Ces discussions ont eu lieu dans le cadre de la première réunion du sous-comité « marché intérieur » instauré par l'accord d'association et au titre du « plan d'action » PEV (politique de voisinage).
De source européenne, la Commission a réaffirmé son soutien aux réformes économiques engagées par la Tunisie vers une intégration approfondie à l'économie et au marché unique européens. Il a été question des mouvements de biens et des mécanismes de régulation (normes et réglementations techniques portant sur le contrôle de qualité des produits), de la protection des droits de la propriété intellectuelle et industrielle (développements législatifs, structures administratives et juridiques pour l'enregistrement, gestion et mise en œuvre des droits, lutte contre la contrefaçon, coopération administrative entre les deux parties en la matière, sanctions et contrôle des frontières). Il a été également question des marchés publics (transparence, non-discrimination, concurrence et accès au recours judiciaire, etc.). Les politiques de concurrence, de protection des consommateurs ont été également à l'ordre du jour. Une coopération technique sera engagée dans le cadre des mécanismes en vigueur (TAIEX, jumelage des administrations, assistance technique, etc.). La Tunisie marque aussi sa volonté de participer à des programmes et agences communautaires.
Une deuxième réunion a eu lieu en même temps, organisant un « Dialogue économique » régulier. Pour sa 2ème session, le groupe de travail a évoqué les perspectives économiques générales et aussi la politique monétaire et les réformes structurelles dans la gestion des finances publiques, les contrôles financiers internes, la lutte contre l'inflation, l'incitation aux investissements privés et la préservation de l'environnement des affaires en Tunisie. À l'ordre du jour également, la réforme et l'assainissement du secteur bancaire, des finances publiques et des procédures budgétaires. (F.B.)