Bruxelles, 11/06/2008 (Agence Europe) - L'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) n'estime pas que le déroulement tumultueux de ses élections législatives, le 1er juin dernier (EUROPE n°9673), devraient empêcher l'UE de fixer rapidement une date pour l'ouverture des négociations d'adhésion. L'ARYM est prête à négocier « demain », a dit le ministre des Affaires étrangères, Antonio Milososki, lors d'une conférence de presse aux côtés des députés européens Othmar Karas, Ingo Friedrich et Anna Ibrisagic (tous du groupe PPE-DE), mardi 10 juin à Bruxelles. Après les violences lors des élections, l'UE a demandé qu'un nouveau scrutin soit organisé, « en conformité avec les règles internationales », dans les bureaux de vote où il y a eu des intimidations et incidents violents le 1er juin dernier. La commission électorale macédonienne a annoncé samedi dernier qu'un nouveau vote aurait lieu le 15 juin dans 196 bureaux de vote. Antonio Milososki a aussi expliqué que son gouvernement travaillait durement en vue de remplir les huit critères fixés par la Commission européenne en vue d'obtenir de sa part une recommandation favorable, dans le prochain rapport régulier annoncé pour octobre ou novembre, en faveur de l'ouverture des négociations d'adhésion.
Skopje espère aussi que les négociations avec la Grèce sur l'appellation « Macédoine » aboutiront à un accord dans les prochains mois et que ce différend ne bloque pas le processus d'intégration de l'ARYM. Au nom du groupe PPE-DE, l'Autrichien Othmar Karas a déclaré que l'ARYM pouvait compter sur le soutien des démocrates chrétiens. Il a indiqué que son groupe était favorable à ce que la Commission, dans son rapport d'automne, recommande au Conseil européen de décembre l'ouverture de négociations d'adhésion. (H.B.)