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Bulletin Quotidien Europe N° 9657
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transport

Jacques Barrot plaide pour plus d'investissement dans les infrastructures européennes de transport

Bruxelles, 07/05/2008 (Agence Europe) - Accroître le financement des infrastructures de transport - tel était le mot d'ordre donné par Jacques Barrot aux ministres des Transports de l'UE lors de leur réunion informelle, mardi 6 mai à Brdo pri Kranju (Slovénie). Selon le commissaire européen au Transport, qui a soumis aux ministres le premier bilan de la mise en place des projets prioritaires du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), la question du financement et de la mise en place du réseau devrait être examinée régulièrement et soulevée au Conseil européen de printemps. C'est, d'après lui, le seul moyen de répondre d'une manière rigoureuse aux défis auxquels est confronté le secteur du transport en Europe.

Le constat de la Commission est simple. Au cours des deux dernières décennies, l'investissement dans les infrastructures de transport au niveau européen a baissé de 1% du PIB (de 1,5% du PIB national dans les années 1980 à 0,5% à présent), alors que la demande dans toutes les branches du transport a augmenté et que le trafic s'est accru. Pour pouvoir adapter le transport à cette nouvelle donne (entre autres achever la mise en place des projets RTE-T) et remplir en même temps les engagements européens pris dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, il serait nécessaire d'accroître l'effort financier (d'au moins 0,5% du PIB), estime la Commission. Si les objectifs de réduction des émissions et de mise en place du RTE-T sont généralement soutenus par les États membres, la question du financement semble en revanche loin de faire l'unanimité. S'exprimant devant la presse après la première session de la réunion, Radovan Zerjav a estimé qu'« avant de faire le bilan et d'évaluer les projets (du RTE-T), nous devrons évaluer si tous les États membres sont capables d'investir davantage dans l'infrastructure du réseau ». Au nom de la Présidence, le ministre slovène des Transports a souligné la nécessité d'allouer « des fonds de manière juste ». Il a fait valoir devant les ministres que la question clé était de « permettre une utilisation appropriée et efficace des moyens financiers » prévus du budget communautaire, c'est-à-dire le budget RTE-T (5,1 milliards pour les projets prioritaires pour la période 2007-2013) et les fonds structurels et de cohésion.

Dressant le bilan des projets RTE-T, M. Barrot a pour sa part invité les États membres à « dynamiser » leurs efforts financiers à prendre cette question plus au sérieux. « Nous avons partagé l'argent du budget de l'UE (pour le RTE-T) entre les sections transfrontalières et les goulets d'étranglement », a-t-il dit en réitérant que « l'essentiel de l'effort repose maintenant sur les États membres ». C'est pour cela que nous devons « maintenir cette rencontre annuelle sur la mise en place du RTE-T » et « communiquer les résultats de cet examen régulier de la situation au Conseil européen de printemps », a-t-il estimé. Selon ce bilan, 3 projets (sur 24 étudiés) ont été terminés jusqu'à présent, 17 le seront avant la date finale de 2020, 7 en 2020 et uniquement deux après cette date. Du total des 397 milliards d'euros, 31,8% seront alloués jusqu'en 2007 ; 37,9% seront alloués entre 2007 - 2013 et 30,28%, soit quelque 120 milliards d'euros, restent à financer après 2013.

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