Bruxelles, 17/04/2008 (Agence Europe) - Une majorité de citoyens européens est préoccupée par les questions de protection des données, selon une étude Eurobaromètre rendue publique, jeudi 17 avril, par la Commission européenne. Près de 64 % des personnes interrogées se disent en effet inquiètes quant au respect de la protection des données personnelles. La Commission européenne a fait réaliser deux enquêtes Eurobaromètre pour examiner comment était perçue la protection des données par les citoyens européens et par les responsables du traitement dans les entreprises privées. Dans la première, les personnes interrogées estiment que le niveau de protection des données est plutôt faible dans leur propre pays: moins de la moitié des répondants (48 %) pensent que leurs données sont bien protégées. La majorité (54 %) craint que la législation nationale soit incapable de faire face au nombre croissant de personnes qui laissent des données à caractère personnel sur Internet. La plupart des sondés pensent que le niveau de sensibilisation des citoyens est faible et que d'importantes carences existent en matière d'information. Les responsables du traitement de données dans les entreprises privées estiment en général que les exigences imposées par la réglementation en matière de protection des données ont évolué positivement: 91 % estiment que les lois en matière de protection des données sont nécessaires pour garantir un niveau élevé de protection des consommateurs et les droits fondamentaux des citoyens. La moitié est néanmoins d'avis que la législation ne permet pas de faire face au volume croissant d'informations personnelles échangées. Les autorités nationales chargées de la protection des données sont peu connues de la plupart des citoyens européens: 28 % des personnes interrogées déclarent connaître l'existence de ces institutions dans leur pays. Les citoyens et les responsables du traitement reconnaissent la nécessité de partager les données pour renforcer la sécurité. Si cela contribue à combattre le terrorisme, la majorité des intervenants conviennent qu'il devrait être possible de contrôler les informations concernant les vols passagers (82 %), les appels téléphoniques (72 %) et l'utilisation d'Internet et des cartes de crédit (respectivement 75 % et 69 %). Cependant, les personnes interrogées estiment pour la plupart que cela doit se faire dans des limites clairement définies: un tiers environ des répondants (27 % à 35 %) soulignent que seules des personnes suspectes doivent faire l'objet d'une surveillance et une personne sur cinq à peu près (entre 14 et 21 %) souhaite des garanties encore plus strictes. (B.C.)