login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9643
Sommaire Publication complète Par article 11 / 46
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

Peter Mandelson exhorte la Chine à faire des concessions

Bruxelles, 15/04/2008 (Agence Europe) - Peter Mandelson exerce une pression constante sur les pays émergents alors que se profile une réunion ministérielle de la dernière chance, au siège de l'OMC en mai, pour boucler avant fin 2008 les négociations de Doha. Lors d'une intervention devant le China-Britain Business Council mardi 15 avril à Londres, c'est la Chine que le commissaire européen au Commerce a directement visé, en l'exhortant à faire des concessions sur le chapitre de l'accès au marché industriel pour sortir les négociations de l'impasse. « J'espère que la Chine va faire honneur à sa responsabilité et mettre sur la table des négociations une offre plus généreuse que cela n'a été le cas jusqu'ici », a déclaré M. Mandelson, assurant qu'il tentera de convaincre les autorités chinoises lors de sa visite à Beijing du 24 au 26 avril prochain. « C'est insensé que la Chine continue à défendre qu'elle n'a pas de concessions à faire dans ce round sous prétexte qu'ayant rejoint l'OMC récemment, elle a déjà accepté de baisser ses tarifs douaniers dans le cadre des négociations d'adhésion », a-t-il insisté. « La Chine a énormément gagné du système commercial international. Le reste du monde s'attend à ce qu'elle paie en retour au système commercial international une part des larges gains qu'elle déjà obtenus », a ajouté M. Mandelson. La Chine, qui a accédé à l'OMC en 2001, réclame un traitement spécial dans le cadre du round de Doha en tant que récent nouveau membre. L'appel de M. Mandelson lancé à Beijing a d'autant plus de poids que le commissaire s'est dit « encouragé » par les signes d'ouverture du Brésil, leader des pays émergents, qui s'est dit « prêt à négocier ». M. Mandelson a par ailleurs dit qu'une ébauche de compromis sur l'agriculture se dessine. « Ces derniers jours, nous avons pu mettre en place la base pour un accord possible sur l'agriculture », a affirmé le commissaire, assurant toutefois que l'UE « n'abandonnera pas ses agriculteurs ». « Nous donnons la priorité à leur défense plus qu'à nos intérêts industriels alors qu'ils représentent seulement 2% de l'économie européenne », a-t-il ajouté. Enfin, le commissaire au Commerce a assuré qu'un accord multilatéral se traduirait par un gain de 30 milliards d'euros par an pour l'Europe et de 120 à 130 milliards d'euros par an pour le reste du monde. (E.H.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES