Bruxelles, 02/04/2008 (Agence Europe) - Margot Wallström, commissaire européenne chargée de la stratégie d'information, a présenté, mercredi 2 avril, la troisième phase du « plan D comme Démocratie, Dialogue, Débat » qui vise à stimuler le dialogue entre les citoyens européens et les institutions européennes (voir EUROPE n° 9632). « Nous devons consulter les citoyens, c'est notre obligation démocratique », a-t-elle déclaré. Elle a détaillé les différentes actions qui seront menées d'ici aux élections européennes de 2009: la promotion et l'animation du portail Internet « Débat sur l'Europe », le cofinancement d'un projet paneuropéen de consultation des citoyens, le soutien à des projets nationaux spécifiques, le lancement de réseaux pilotes d'information en ligne et le développement d'espaces publics européens.
Dans sa communication de suivi du Livre blanc relatif à une politique de communication européenne, la Commission a proposé aux institutions et organes européens de formaliser leurs actions de communication dans un accord interinstitutionnel spécifique à rédiger en 2008 (voir EUROPE n° 9514). Selon Mme Wallström, il convient en effet d'échapper à la gestion ad hoc du défi de la communication sur l'Europe pour « aller vers une forme de coopération structurée » et « être capables de définir des priorités ensemble ». Mais « ce n'est pas une tâche aisée » car « les États membres ont une position très dure dans ce débat », a-t-elle reconnu, en évoquant le « combat » qui se déroule à l'heure actuelle autour de la proposition d'accord sur la table. Se félicitant du soutien du Parlement européen dans cette affaire (voir EUROPE n° 9693), elle a estimé que « nous sommes plus forts lorsque nous sommes alliés » et espéré pouvoir convaincre les États membres « très réticents ». Et ils sont nombreux. Le groupe interinstitutionnel sur l'information se réunira en mai prochain et sera consacré à cette question.
Interrogée sur sa proposition d'organiser des sommets de citoyens en parallèle des Conseils européens, Mme Wallström a espéré que l'expérience acquise lors des six projets paneuropéens de consultation des citoyens, que la Commission a cofinancés lors de la phase précédente du plan D (voir EUROPE n° 9371), permettra d'aboutir à terme à l'organisation de tels sommets. Que fait par ailleurs la Commission pour stimuler la participation aux élections européennes de 2009 ? La commissaire a indiqué que la Commission travaillerait en étroite relation avec les parlements nationaux, les partis politiques et les fondations européens. « Tous les partis politiques européens ont demandé une aide », a-t-elle fait savoir. Ne pensez-vous pas que l'important pour rapprocher les citoyens de l'Europe, c'est le contenu des politiques mises en œuvre ? Avouant son sentiment que la Commission avait été « beaucoup critiquée » au début de son mandat, Mme Wallström a estimé que l'institution dont elle est vice-présidente avait su, notamment grâce au « plan D », « trouver le bon équilibre » entre la défense des intérêts des citoyens et des entreprises. Et de faire savoir que la Commission tiendrait prochainement un séminaire sur son agenda social et la manière de le présenter au public. (M.B.)