Bruxelles, 02/04/2008 (Agence Europe) - Après l'intervention de plusieurs députés européens auprès du commissaire européen chargé de l'Immigration, Franco Frattini, les autorités grecques ont finalement accepté d'accorder le statut de réfugié à un demandeur d'asile iranien, qui avait été emprisonné et torturé dans son pays à cause de son homosexualité. « C'est une bonne nouvelle et une première européenne », s'est félicité le 1er avril le député Dimitrios Papadimoulis (GUE/NGL, grec), dans un communiqué. Ce dernier avait écrit une lettre cosignée par quatre autres députés au commissaire Frattini concernant le refus par les autorités grecques d'accorder l'asile politique à l'homme d'origine iranienne, qui s'était déjà vu refuser par deux fois un statut de réfugié depuis 1999, date de son arrivée en Grèce. Dans sa réponse, M. Frattini avait rappelé que toute décision concernant une demande d'asile devait être scrupuleusement examinée au regard des normes juridiques iraniennes, ainsi que des possibles persécutions commises à l'encontre des personnes homosexuelles dans ce pays. Peu après la publication de la réponse du commissaire dans la presse grecque, les autorités d'Athènes ont immédiatement indiqué qu'elles traiteraient le cas de cette personne conformément à ses droits et à ceux découlant de la Convention de Genève. Quelques jours plus tard, cet homme s'est vu accorder un statut de réfugié en Grèce. M. Papadimoulis a par ailleurs rappelé que le Parlement européen se souciait d'un autre cas, celui de Mehdi Kazemi, un jeune homosexuel iranien refoulé d'Angleterre, actuellement en centre de rétention aux Pays-Bas et menacé d'expulsion vers l'Iran. « Nous continuerons à suivre de très près cette affaire, dans la mesure où la décision des autorités grecques pourrait être utilisée comme un précédent pour les autres cas semblables », a conclu le député. (B.C.)