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Bulletin Quotidien Europe N° 9584
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sante

La télé-médecine progresse en Italie, au Danemark et en Espagne

Bruxelles, 21/01/2008 (Agence Europe) - Grâce à la volonté des autorités régionales compétentes en matière de santé publique et au projet "Health Optimum" qui bénéficie d'un soutien communautaire au titre du programme eTEN, la Vénétie est en train de se doter d'un réseau performant de télé-médecine dans le domaine de la neurochirurgie. L'Aragon, en Espagne, a déjà mis en place un tel système qui comprend à la fois des activités d'interprétation d'analyse et d'imagerie à distance et des activités de conseil. Ce système permet de réduire considérablement (de 79% dans l'expérience italienne) le nombre de transferts de patients vers les centres d'excellence tout en leur assurant un niveau élevé de qualité des soins (participation de spécialistes hautement qualifiés au diagnostic). En Aragon, les listes d'attente en néphrologie ont pu être ramenées de 34 à 25 jours. Au Danemark, où les services de télé-médecine couvrent la cardiologie, les listes d'attente ont pu être ramenées de 55 à 29 jours. Participent également au projet Health Optimum, le comté d'Uppsala en Suède et l'hôpital de Timisoara en Roumanie.

Réunis à Bruxelles, mardi 15 et mercredi 16 janvier, les responsables de ces différents projets ont fait le point sur les progrès et les résultats de chacun de ces projets pilotes. L'échange d'expériences a aussi porté sur l'aspect particulier de la protection des données.

Marco d'Angelantonio (HIM) et le docteur Gianluigi Scannapieco (Azienda ULSS 9 Treviso) ont expliqué à EUROPE que la Vénétie va entrer dans la phase de développement de ce projet qui doit à terme couvrir toute la région et ses 4,6 millions d'habitants et impliquer 23 structures hospitalières. D'un coût ridiculement bas (de l'ordre de 250 millions d'euros), la couverture de la région (dont le budget en matière de santé avoisine 7,5 milliards d'euros) serait d'autant plus rentable à terme qu'elle permettra de réduire le nombre de transferts de malades et d'admissions dans les centres d'excellence. Interrogés sur les raisons qui retardent la diffusion de la télé-médecine, MM. d'Angelantonio et Scannapieco constatent que son utilisation a d'abord commencé dans des pays où le climat et/ou la géographie rendent les déplacements plus difficiles. Son introduction rencontre aujourd'hui plus de difficultés dans des pays qui connaissent surtout une médecine libérale. Le docteur Scannapieco souligne d'ailleurs qu'il "ne s'agit pas d'abuser de la technologie, mais de l'appliquer là où il existe un réel avantage" pour des raisons de temps ou de distance. (O.J.)

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