Record des investissements mondiaux en 2007 - Selon les premières estimations de la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement), les flux d'investissements dans le monde dépasseraient en 2007, avec 1 538 milliards de dollars, le sommet de 2000 (1 400 milliards). Ils sont en hausse dans les trois types d'économies (pays industrialisés, économies en développement, Etats du Sud-Est de l'Europe et CE), grâce notamment à la hausse des bénéfices des entreprises multinationales qui ont réalisé un grand nombre de fusions et acquisitions. En termes de destination, les Etats-Unis sont restés le principal pôle d'attraction des capitaux mondiaux avec 192,9 milliards de dollars, toutefois leur progression n'a été que de 10% par rapport à 2006. Le Royaume-Uni arrive en 2ème position (171,1 milliards de dollars ; +22%), devant la France qui réalise une excellente performance (123,3 milliards de dollars ; +52%). Globalement, les pays industrialisés continuent à attirer la majorité des investissements transfrontaliers avec les deux tiers du total (+17%). L'Union européenne (à 25) a accueilli à elle seule 40% des investissements mondiaux avec une hausse de 15% (610 milliards de dollars). La Chine et l'Inde ont, par contre, vu leur attractivité baisser, avec respectivement -3% (67,3 milliards de dollars) et -9% (15,3 milliards de dollars). Singapour et la Malaisie réalisent tous deux d'excellents résultats avec une progression de plus de 50%. L'Afrique se maintient (35,6 milliards ; +0,1%) tandis que les pays d'Amérique latine et les Caraïbes enregistrent une hausse de +50% (125,8 milliards de dollars). Les pays en transition (Kazakhstan, Roumanie et Fédération de Russie) enregistrent une hausse de +40% avec 97,6 milliards de dollars. Pour 2008, la Cnuced ne prévoit pas d'aussi bonnes performances, estimant que « plusieurs risques » pourraient casser l'euphorie actuelle des investisseurs: hausse des prix des matières premières et des taux d'intérêt, et risque d'une récession aux Etats-Unis qui créent trop d'incertitudes.