Strasbourg, 13/12/2007 (Agence Europe) - Le Parlement européen a écouté, mardi 11 décembre, les déclarations du Conseil et de la Commission sur le neuvième rapport annuel sur les droits de l'Homme, qui couvre la période du 1er juillet 2006 au 30 juin 2007.
L'actuel président du Conseil de l'UE, Manuel Lobo Antunes, a rappelé les initiatives et décisions les plus marquantes dans ce domaine au cours de cette période: élaboration de lignes directrices concernant les enfants (et en particulier la violence à leur encontre), ajout de deux chapitres concernant la politique de voisinage et la liberté religieuse, remplacement de l'Observatoire européen du racisme et de la xénophobie par l'Agence pour les Droits fondamentaux, action contre la peine de mort. L'UE a fait preuve de grande diligence dans ce domaine, a constaté le président du Conseil, en essayant de convaincre un certain nombre de pays de changer leur position et de s'engager pour sauver des vies humaines.
Soixante ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, a estimé pour la Commission Benita Ferrero-Waldner, il importe de passer de l'engagement à la mise en œuvre. Elle a fait état de quatre développements significatifs: 1) Des changements dans l'examen des droits de l'Homme au sein des Nations Unies autorisent un « optimisme prudent ». La résolution qui demande un moratoire pour la peine de mort en est un exemple ;
2) La multiplication de l'instrument utile que constituent les « dialogues sur les droits de l'Homme » qui permettent d'aborder de façon ponctuelle certaines préoccupations. L'année dernière, plus d'une vingtaine de ces dialogues ont eu lieu, notamment avec des pays africains et avec l'Ouzbékistan ; 3) Adoption des lignes directrices sur les droits de l'Homme, avec un accent particulier mis sur la violence contre les enfants ; 4) Mise en place, depuis janvier, de l'Instrument pour la démocratie et les droits de l'Homme, qui vise à encourager le développement de la démocratie.
Au cours d'un bref débat, plusieurs pays tiers qui respectent de façon imparfaite les droits de l'Homme ont attiré les critiques du Parlement (Soudan, Birmanie, Chine, Russie, Inde), mais certains élus ont également dénoncé le comportement de pays de l'Union vis-à-vis des migrants ou de certaines minorités. (L.G.)