Bruxelles, 07/11/2007 (Agence Europe) - La cérémonie de signature du traité modificatif de l'Union européenne par les 27 chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que le Conseil européen formel de fin d'année (réunissant les mêmes dirigeants) auront lieu le même jour, le 13 décembre prochain, mais à deux endroits différents: la signature dans la matinée à Lisbonne, l'ouverture du Sommet européen en début de soirée à Bruxelles. Immédiatement après l'accord politique sur le nouveau traité le 19 octobre à Lisbonne (EUROPE n° 9527), la chancelière allemande Angela Merkel (soutenue, semble-t-il, par la France, l'Italie et le Royaume-Uni) avait suggéré de tenir - exceptionnellement - le Conseil européen de décembre dans la capitale portugaise, de manière à cumuler les deux événements. Objectif: éviter un immense « cirque ambulant » (délégations, staff technique, presse) et d'importantes émissions de CO2 (des experts, cités dans la presse britannique, ont déjà calculé que les avions utilisés pour transiter entre Lisbonne et Bruxelles émettront jusqu'à 15 tonnes de CO2 supplémentaire). Mais le Premier ministre belge Guy Verhofstadt s'était opposé à cette éventualité, le 19 octobre, en faisant valoir le droit de Bruxelles d'accueillir tous les Conseils européens formels (EUROPE n° 9527). De son côté, la Présidence portugaise de l'UE ne voit aucune raison de changer la « pratique bien établie » selon laquelle un traité de l'UE est signé « là où l'accord politique a été obtenu », explique un porte-parole de la présidence. Il est donc normal que le « traité de Lisbonne » soit signé dans la capitale portugaise. Par ailleurs, respectant la position de la Belgique, la Présidence portugaise ne demande pas de déplacer le Conseil européen à Lisbonne, souligne ce porte-parole. Quant aux coûts financiers et environnementaux de l'opération, « c'est le prix à payer pour un nouveau traité ». (H.B.)