Bruxelles, 30/10/2007 (Agence Europe) - Le 15ème congrès annuel de l'Association des chambres de commerce et d'industrie européennes (Eurochambres), qui s'est tenu les 25 et 26 octobre à Paris sous le haut patronage du Comité des Régions, s'est clôturé par l'adoption de recommandations à l'attention des décideurs politiques de tous niveaux. Pour « construire le bâtiment de la croissance économique », comme l'a décrit le président d'Eurochambres, Pierre Simon, Eurochambres recommande principalement: (1) d'achever le marché intérieur et de mettre rapidement en oeuvre la directive services ; dans ces deux éléments clés, l'Europe des régions ne peut pas être compétitive sur une large échelle ; (2) de concentrer les curriculums mentionnant les formations suivies, sur l'employabilité, c'est-à-dire sur les demandes du marché du travail (une manière de concrétiser cette situation serait de créer une sorte de programme Erasmus pour apprentis) ; (3) de mettre en place l'Institut européen de la technologie, qui assure un équilibre entre le monde des affaires, les universités et les centres de recherche ; la compétitivité dépend de l'innovation et dans ce domaine, l'Europe reste à la traîne: seules 21 régions sur 268 ont atteint l'objectif de Lisbonne de 3% du PIB consacrés aux investissements dans la recherche et le développement ; (4) de ne pas oublier les relations commerciales avec les pays en développement ; ces marchés présentent souvent un énorme potentiel mais les entreprises européennes sont encore confrontées à de nombreux obstacles de telle sorte qu'elles n'arrivent pas à en tirer des avantages.
Tirant les conclusions des divers ateliers, le secrétaire général d'Eurochambres, Arnaldo Abruzzini, a notamment mis en exergue l'importance pour les PME d'investir dans des facteurs compétitifs et de viser l'international. En ce qui concerne les atouts, les capacités et la formation, M. Abruzzini a noté que l'employabilité n'était pas suffisante, et que la gestion des talents était vitale.
En marge du congrès, le vice-président d'Eurochambres, Christoph Leitl, a déclaré, à propos de l'approbation par le Sommet européen de Lisbonne du nouveau traité modificatif: « Il vaut mieux un compromis que pas de compromis du tout (…) Les 27 ont fait un grand pas en avant. C'est beaucoup mais pas suffisant. Je pense que nous avons besoin d'une plus forte coopération au sein de l'UE ». M. Leitl a par ailleurs félicité le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et son vice-président Günter Verheugen pour les résultats « positifs qu'ils ont obtenus en matière de better regulation et de réduction de la charge administrative ». Et d'insister sur « l'absolue nécessité de réduire la bureaucratie dans l'UE ». Pour Christoph Leitl, la Commission Barroso est « de retour sur la bonne voie ». Christoph Leitl a aussi appelé les Etats membres à soutenir l'innovation et les qualifications professionnelles, « deux éléments clés pour l'avenir de l'Europe ». (G.B.)