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Bulletin Quotidien Europe N° 9533
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sport

Le Livre blanc sur le sport et la lutte contre le dopage au centre de l'informelle de Lisbonne

Bruxelles, 29/10/2007 (Agence Europe) - Le Livre Blanc sur le sport, adopté le 11 juillet 2007 par la Commission européenne (voir EUROPE n° 9466) et la lutte contre dopage ont été au centre des discussions de la réunion informelle des ministres du Sport qui s'est tenue à Lisbonne le 25 octobre dernier. La Présidence portugaise, représentée par Pedro Silva Pereira, a souligné l'importance du Livre blanc qui reconnaît la spécificité du sport et propose la mise en œuvre d'un programme d'action au niveau européen. Le code mondial antidopage, au centre des discussions d'une conférence paneuropéenne qui s'était tenue la veille dans la capitale portugaise, figurait également au menu des discussions des ministres, en prévision de la conférence de l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui se réunira à Madrid du 15 au 17 novembre.

Cette conférence doit aboutir à l'adoption d'un nouveau code réformé, capable de maîtriser plus efficacement les pratiques de dopage, et à la nomination du nouveau président de l'Agence. Dans le cadre de la position commune que présentera l'Union européenne à la conférence de Madrid, les ministres ont analysé le projet de révision du Code antidopage proposé par l'AMA. Ils ont reconnu l'importance du Code pour une harmonisation des dispositions antidopage nationales tant pour les pouvoirs publics que pour le mouvement olympique et l'obligation de développer dans les systèmes d'enseignement les valeurs éthiques à respecter. Ils se sont, d'autre part, félicités du renforcement des sanctions proposé et de la plus grande flexibilité qui serait introduite en matière de sanctions en général, dans la perspective d'imposer des sanctions plus adaptées. Ils se sont également félicités de la plus grande attention qui sera accordée à la protection des données personnelles lors des enquêtes antidopage mais voudraient que les principes de cette protection renforcée soient plus explicites. Les ministres ont, par contre, déploré le retrait de la candidature de Jean-François Lamour à la présidence de l'AMA et affirmé manquer d'éléments pour soutenir le seul candidat en lice, l'Australien John Fahey, dont les positions envers le dopage ne sont pas connues. « Vu les délais, il n'est pas possible de présenter une nouvelle candidature (européenne) mais ce n'est pas pour cela que nous sommes obligés de soutenir la candidature existante », a affirmé le ministre portugais Silva Pereira. « Mais il faut regarder vers l'avenir et le rôle de l'Europe dans le fonctionnement de l'Agence sera maintenu », a-t-il poursuivi. Jean-François Lamour a retiré sa candidature une semaine plus tôt, dénonçant une Agence « aux statuts à géométrie variable » soumise à la « pression des lobbies », et réclamant la création d'une Agence européenne de lutte contre le dopage dans le sport. Interrogé à ce propos, le commissaire européen responsable des sports, Jan Figel, a déclaré qu'il ne voyait pas la nécessité de créer une Agence européenne distincte de l'AMA mais souligné que celle-ci ne pouvait faire l'économie d'une réforme: « Je pense que l'AMA a besoin d'améliorations et que c'est le moment, avec le réexamen de ses pratiques et l'élection de sa direction », a-t-il affirmé. Le commissaire a également mis en évidence la nécessité d'une réaction rapide face au dopage qui évolue très rapidement en raison des nouvelles pratiques et de la mise sur le marché de substances dopantes inédites. Il attend de la conférence de Madrid qu'elle restaure la crédibilité du sport et assure que l'Union européenne, même si elle ne sera pas représentée à la tête de l'AMA, fera preuve d'une « forte et crédible coopération au niveau mondial contre le dopage ». La criminalisation des pratiques de dopage à travers l'Europe sera l'un des points que l'Union européenne voudrait voir discuté à la conférence de Madrid, a-t-il encore révélé. Il a ajouté qu'une position commune au niveau européen serait souhaitable à propos des pratiques en matière de dopage, tout en reconnaissant que les avis des Etats membres divergent quant à la manière de traiter le problème. (I.L.)

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