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Bulletin Quotidien Europe N° 9492
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

L'UE peut-elle efficacement affronter une crise bancaire d'ampleur paneuropéenne ?

Bruxelles, 31/08/2007 (Agence Europe) - Les turbulences actuelles sur les marchés financiers illustrent les risques de propagation d'une crise financière majeure. Avec une accélération de l'intégration financière dans l'UE et l'émergence de banques paneuropéennes, l'Europe est-elle prête à faire face à une crise bancaire importante ? Tout porte à croire, et les exemples passés en attestent, qu'une telle crise, bien que spécifique à chaque fois, serait extrêmement coûteuse. Or les procédures actuelles, largement nationales, complexes et fondées sur une coopération volontaire des autorités nationales, ne semblent pas permettre une gestion efficace en cas de défaillance d'une de ces banques, conclut une étude du « think-tank » européen Bruegel qui se penche sur la question. Les gouvernements, les banques centrales et les agences spécialisées sont responsables de la prévention, de la gestion et de la résolution de ces crises afin de minimiser les éventuels coûts collectifs (l'histoire montre un recours fréquent à l'argent du contribuable). Auteur de l'étude, Nicolas Véron estime que « la gestion des crises nécessite une concentration de l'autorité: il faut savoir qui est en charge ».

Sans entrer dans le détail de l'architecture qu'il préconise, M. Véron plaide pour un système à deux niveaux pour assurer la stabilité financière et répondre aux exigences de coordination, de flexibilité opérationnelle qu'impose la gestion d'une éventuelle crise. Selon ce système, les risques doivent être traités, soit au niveau de l'UE par le biais d'arrangements prudentiels et de ses institutions, soit, dans le respect du principe de subsidiarité, au niveau national. Un régime prudentiel européen serait axé sur les banques paneuropéennes (16 groupes bancaires représentent un tiers des actifs bancaires européens) alors que pour les banques plus orientées vers le marché national, une approche de proximité prévaudrait, poursuit l'étude. Tout arrangement prudentiel européen devrait quoi qu'il en soit expressément inclure la possibilité pour une banque défaillante de disparaître, et ce afin d'inciter à une gestion prudente de l'épargne. Etant donné l'ampleur du changement vers un tel système, une décision au plus haut niveau politique (chefs d'Etat et de gouvernement) s'avère nécessaire pour progresser, ajoute l'étude, qui sera prochainement disponible sur le site Internet: http://www.bruegel.org. (ab)

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