login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9492
Sommaire Publication complète Par article 11 / 27
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

Solidarnosc demande à la Commission de renoncer à ses exigences de fermeture de deux des trois cales du chantier naval de Gdansk

Bruxelles, 31/08/2007 (Agence Europe) - Les commissaires européens Neelie Kroes (concurrence) et Vladimir Spidla (social) ont reçu, ce vendredi 31 août, les représentants syndicaux de Solidarnosc venus des chantiers navals de Gdansk pour manifester contre les menaces de pertes d'emplois planant sur le site (voir EUROPE n°9491). Ces pertes d'emplois seraient occasionnées par la fermeture de deux des trois cales du chantier, comme l'exige la Commission, et concerneraient plus de 1000 travailleurs qui se retrouveraient au chômage. Lors de leur entrevue, Mme Kroes a fait part aux syndicalistes de l'étroite collaboration de la Commission avec les autorités polonaises sur la question des subventions et sur la nécessité absolue de garantir aux travailleurs des emplois durables, ceci afin de les rassurer sur les intentions de la Commission. Celle-ci reconnaît, de manière générale, le rôle important des chantiers navals de Gdansk dans l'histoire européenne, de la solidarité et d'une Europe unie, a déclaré le porte-parole de la Commissaire.

Dans un communiqué daté de ce 31 août, la Fédération européenne des Métallurgistes (FEM) affirme que la Commission exige que le gouvernement polonais soit ferme deux des trois cales, soit rembourse les 51 millions d'euros d'aides publiques qui auraient dû être utilisés pour mener à bien le processus de restructuration. Mais ces options conduiraient toutes deux à la faillite du chantier de Gdansk, constate la FEM. Interrogée par la presse qui se demandait ce qu'il en était exactement, la Commission a dit « ne pas pouvoir répondre ». Pour Mme Kroes, il faut avant tout éviter les distorsions de concurrence avec d'autres sites en Europe (Gdynia, Sczecin). L'issue de cette affaire ne sera toutefois connue qu'après la réunion avec les autorités polonaises, a ajouté le porte-parole en précisant la position de la Commission, à savoir qu'il serait viable de maintenir les activités de Gdansk avec une seule cale et qu'il faut garantir la justice avec les chantiers de Gdynia et de Sczecin où les restructurations ont été extrêmement douloureuses. A la question de savoir si des chantiers navals de Corée ou de Chine (concurrents des chantiers européens) perçoivent des subventions, le porte-parole a rappelé que lorsque des chantiers navals reçoivent des subventions non autorisées, la question doit être étudiée au sein de l'OMC.

Des fonds européens seront-ils libérés pour apaiser les douleurs causées par les pertes d'emplois de ces travailleurs ? a demandé un journaliste. Le porte-parole a répondu que la question des Fonds européens relevait de la compétence de la Commissaire responsable de la politique régionale Danuta Hübner. En effet, s'il y a des licenciements, les Fonds structurels européens pourraient intervenir puisqu'ils existent pour compenser les allocations de chômage dans ces cas, a-t-il conclu. (gb)

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE