Bruxelles, 30/08/2007 (Agence Europe) - Lancé en décembre 2006 par une communication de la Commission (EUROPE n° 9320), le débat sur le renforcement de la Politique européenne de voisinage (PEV) entre dans une nouvelle phase et s'ouvre aux pays concernés et à la société civile. En organisant, lundi 3 septembre, une conférence intitulée « Travailler ensemble - renforcer la PEV (« Wortking together - strengthening the ENP »), la Commission souhaite s'informer sur les idées des acteurs gouvernementaux ou non (représentants du monde des affaires, des médias, de think-tanks, etc.) des pays partenaires.
Des ministres des Etats membres de l'UE et des pays concernés par la PEV seront ainsi réunis pour une journée qui s'ouvrira sur des interventions du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, du ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado, et de la Commissaire chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. Les échanges seront suivis de deux sessions de travail ainsi que d'ateliers spécifiques.
Depuis son lancement en 2004, la PEV a permis d'approfondir les relations de l'UE avec seize pays de son voisinage, dont douze ont adopté des plans d'action (seuls l'Algérie, le Bélarus, la Libye et la Syrie ne l'ont pas encore fait). Si la situation politique en Libye, en Syrie et au Bélarus ne leur permet pas d'y prétendre actuellement, ces trois pays restent éligibles à la PEV. Ils ont ainsi été invités et seront présents à la conférence lundi en tant qu'observateurs. Il est en effet préférable de « ne pas les isoler » et il est important qu'ils « sachent ce qu'ils sont en train de rater », indique-t-on dans l'entourage de
Mme Ferrero-Waldner, précisant que: « Ces trois pays peuvent être membres s'ils font des choix politiques différents ».
Selon un sondage Eurobaromètre, la visibilité de la PEV a progressé (une personne interrogée sur cinq a entendu parler de cette politique) et ses objectifs sont approuvés par une large majorité d'Européens. Pour une majorité de personnes interrogées, il est important ou très important de coopérer avec les pays voisins de l'UE dans la lutte contre la criminalité organisée (89%), l'environnement et l'énergie (86%), le développement économique (85%), la démocratie (82%), l'éducation et la formation (81%) et l'immigration (71%). Selon 73% des sondés, l'UE peut contribuer à promouvoir la démocratie dans ces pays. 67% des personnes interrogées estiment que ce type de coopération permet de réduire les risques de guerre et de conflit en Europe et 62% qu'elle atténue l'immigration clandestine. Les résultats de cet Eurobaromètre peuvent être consultés sur: http: //ec.europa.eu/public_opinion/index_en.htm
Plus d'informations sur la conférence sont disponibles sur le site Internet de la DG Relex: http://www.ec.europa.eu/world/enp/conferences_2007_en.htm. (ab)