Bruxelles, 30/08/2007 (Agence Europe) - Le ministre italien de l'Intérieur Giuliano Amato a demandé, mercredi 29 août, au commissaire européen chargé de l'Immigration, Franco Frattini, d'associer l'Agence européenne de contrôle des frontières (Frontex) au règlement du problème de l'immigration clandestine en Italie, ont rapporté mercredi les médias italiens. Le ministre italien de l'Intérieur est préoccupé par les débarquements fréquents d'immigrés clandestins dans des îles italiennes. Ainsi, ces deux derniers jours, environ 250 Algériens sont clandestinement entrés en Sardaigne. Dans la plupart des cas, les immigrés algériens se rendent en Italie dans l'espoir de gagner la France. Il s'agit là d'un changement d'attitude de la part de Rome qui n'a jamais été totalement convaincu de l'efficacité des contrôles effectués au large par Frontex, préférant la mise en place de partenariats individuels avec des pays tiers à l'image de la coopération italo-libyenne. Si cette idée reste toujours valable, la diversification des routes empruntées par les migrants pour arriver en Europe appelle toutefois à une coordination accrue des pays de l'Union. Voilà justement où réside l'utilité de Frontex. Rien n'empêche pour autant chaque Etat membre d'essayer de tisser des liens privilégiés avec des pays clefs. La semaine dernière, M. Amato a donc rencontré l'ambassadeur algérien à Rome pour examiner avec lui la possibilité d'accélérer la procédure de rapatriement des immigrés maghrébins. Selon le ministère italien de l'Intérieur, 12.419 immigrés clandestins sont pour l'instant arrivés en Italie en 2007 contre 14.511 en 2006. Une embarcation avec à son bord une quarantaine d'immigrés clandestins était en début de semaine portée disparue au large de l'île italienne de Lampedusa. Plus de 400 migrants ont été interceptés depuis lundi soir au large des côtes italiennes par les gardes-côtes et les douaniers. Europol estime à plus de 500 000 le nombre d'immigrés clandestins qui rejoignent chaque année l'Union européenne. (bc)