login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9403
Sommaire Publication complète Par article 11 / 20
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/energie

L'OPEP du gaz n'est pas pour demain, mais Andris Piebalgs suivra de très près l'évolution des coopérations entre Etats gaziers

Bruxelles, 10/04/2007 (Agence Europe) - L'idée de la création d'une « OPEP du gaz », promue notamment par la Russie et l'Iran, ne semble pas devoir se concrétiser dans le court terme, en raison des divergences de vues des « Etats gaziers ». Telle est la principale leçon à tirer de la sixième réunion, le 9 avril à Doha (Qatar), du Forum des pays exportateurs de gaz (GEFC), une structure informelle regroupant une quinzaine de pays exportateurs. Reste qu'un renforcement des coopérations entre pays membres se dessine, comme en témoigne notamment la décision prise lundi de créer un « comité technique » présidé par la Russie. Une évolution que le Commissaire européen chargé de l'énergie Andris Piebalgs s'est promis de « suivre de très près ». On le sait, l'UE, qui préconise une libéralisation des marchés du gaz, se montre inquiète depuis quelques mois de l'éventuelle émergence d'un cartel gazier.

La réunion de lundi, qui a regroupé des pays représentant quelque 70% des réserves et 42% de la production mondiale de gaz, s'est essentiellement penchée sur les performances du GEFC, son évolution et les prix du gaz. Si le renforcement de la coopération entre ses membres semble acquis, l'idée de réunir certains grands exportateurs au sein d'une organisation structurée à même de peser sur les prix se heurte à des divergences d'ordre politique. La Russie, qui dispose des réserves de gaz les plus importantes, voudrait maîtriser les prix en s'associant à des fournisseurs comme l'Algérie, une opération qui se ferait évidemment au détriment des Européens mais qui apporterait de solides dividendes financiers, politiques et diplomatiques à Moscou. L'ambition de le Russie est soutenue notamment par l'Iran et le Venezuela, mais elle s'est heurtée lundi à l'opposition de l'Egypte. Les pays du Golfe ne cachent pas non plus leurs réticences. « L'idée d'une OPEP du gaz est avant tout politique. Elle a été suggérée par le président Poutine, dont le pays a des objectifs stratégiques précis », avait déclaré récemment à l'AFP le vice-ministre des Affaires étrangères du Qatar Mohammed Al-Roumaihi. En d'autres termes, les opposants à l'idée d'une OPEP du gaz refusent l'intention qu'ils prêtent à Moscou de vouloir contrôler les marchés des matières premières et de l'énergie. A Bruxelles, on redoute évidemment la création d'un cartel gazier, la Commission plaidant inlassablement en faveur d'une accentuation de la concurrence entre pays fournisseurs qui ferait baisser les prix du gaz. A l'issue de la réunion de lundi, Andris Piebalgs a répété qu'il suivait la situation de près et « souligné l'importance de la poursuite du dialogue entre les pays consommateurs, producteurs et de transit avec pour objectif d'assurer la stabilité, la « prédictabilité » (predictability) et la transparence sur le marché global de l'énergie ». (ol)

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE