Bruxelles, 15/03/2007 (Agence Europe) - En cette année anniversaire, le cinquantième du Traité de Rome, le quarantième de la création de l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie du sud-est) et le trentième du dialogue entre l'UE et les dix Etats membres de l'organisation, Européens et Asiatiques ont décidé, jeudi 15 mars, d'approfondir leur coopération dans une vaste série de domaines. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept et leurs homologues de l'ASEAN ont adopté la 'Déclaration de Nuremberg', précisant leurs nombreuses intentions, qui devront maintenant être traduites en un plan d'action plus concret.
Au plan politique, le dialogue entre l'UE et l'ASEAN sera amélioré pour promouvoir la paix et la stabilité en Asie et dans le Pacifique, annonce la déclaration, qui fait la part belle au multilatéralisme, aussi bien aux Nations unies et à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La lutte contre le terrorisme, le trafic d'êtres humains, le trafic de drogue, la piraterie maritime, le trafic d'armes, le blanchiment d'argent, la cyber-criminalité sont aussi concernés. Le désarmement et la non-prolifération d'armes de destruction massive feront l'objet d'une attention particulière, affirment les ministres qui se félicitent de la création d'une zone dénucléarisée en Asie du sud-est (SEANWFZ).
Le volet économique de leur coopération continuera de profiter de l'initiative commerciale transrégionale UE-ASEAN (TREATI) lancée en 2003, notamment en vue du lancement de négociations entre l'UE et l'ASEAN sur des accords de libre-échange. Et de rappeler leur attachement à une conclusion du cycle de Doha, qui permette de tirer des bénéfices équitables de la mondialisation et de la libéralisation et prenne en compte les besoins des pays en développement.
L'UE et l'ASEAN espèrent que leur dialogue sur l'énergie conduira à promouvoir la sécurité en la matière, ainsi qu'une énergie durable et des mesures multilatérales en faveur de marchés internationaux stables, efficaces et transparents. Les deux partenaires mettent l'accent sur l'échange d'informations et d'expérience dans le domaine des énergies renouvelables et souhaite une mise en œuvre rapide de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de son Protocole de Kyoto. La déclaration souligne donc le besoin d'une coopération plus intense afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l'air et ainsi d'ouvrir la voie aux négociations sur un accord post Kyoto global et complet. La conservation environnementale, la gestion des ressources naturelles et la biodiversité font aussi partie des domaines de coopération suggérés.
En termes socio-culturels, les ministres des Affaires étrangères entendent travailler étroitement en vue de parvenir aux objectifs de développement du millénaire et lutter contre la propagation des maladies infectieuses (SIDA/VIH, SARS, grippe aviaire). La promotion des contacts de personne à personne, le dialogue interreligieux, les échanges culturels dans les domaines des arts, des technologies de l'information et de la communication ou scientifique sont aussi mentionnés. (ab)