Bruxelles, 15/03/2007 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission européenne chargé des Transports, Jacques Barrot, a participé, jeudi 15 mars, à l'inauguration du premier tronçon de ce qui pourrait devenir la Ligne à Grande Vitesse Est européenne. Le plus grand chantier ferroviaire de ce début de siècle achève sa première phase de travaux, qui ont été cofinancés par l'Union européenne à hauteur de 241 millions d'euros. Cette nouvelle liaison ferroviaire placera Strasbourg à 2h20 de Paris dès juin 2007 et ouvre la voie à une liaison à grande vitesse entre la France et l'Allemagne. Le temps de trajet entre Francfort et Paris sera de 3H45 contre 6h15 aujourd'hui. Les 300 kilomètres de voie déjà construits entre Paris et Beaudrecourt en Lorraine constituent le premier maillon d'une ligne ferroviaire européenne longue de 1 500 kilomètres, destinée à relier Paris et Bratislava via Strasbourg, Stuttgart, Munich et Vienne.
" Cette ligne a pour vocation d'être à terme le maillon français de la 'Magistrale pour l'Europe', liaison ferroviaire longue de 1 500 kilomètres entre Paris et Bratislava appelée à desservir le cœur du continent où vit 10% de la population de l'Union", s'est félicité Jacques Barrot. "L'inauguration de la LGV Est européenne marque une étape importante dans la réalisation de ce corridor transeuropéen", ajoute M. Balázs, coordonnateur européen de ce projet prioritaire de réseau de transport.
Ligne la plus rapide d'Europe, avec un nouveau record de vitesse établi à 547 km/h et des trains qui circuleront à la vitesse commerciale de 320 km/h, la LGV Est européenne est une prouesse technologique, indique un communiqué de la Commission. Sa construction bat tous les records: 60 millions de m3 de terre déplacés, 12 millions de tonnes de matériaux transportés, 338 ponts, viaducs et passages pour la faune, 1 200 mètres de voies posées chaque jour. La ligne a fait l'objet d'un financement impliquant 22 partenaires. Au titre du budget des réseaux transeuropéens de transport, l'Union européenne a investi 230 millions d'euros dans la première phase des travaux, soit environ 7% de leur coût total. La contribution communautaire, particulièrement élevée, place le TGV Est parmi les projets de transports qui ont reçu le soutien le plus important de l'Union européenne à ce jour, souligne encore la Commission. (oj)