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Bulletin Quotidien Europe N° 9382
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/avenir de l'europe

La position de François Bayrou

Bruxelles, 08/03/2007 (Agence Europe) - François Bayrou, troisième dans les sondages sur la prochaine élection présidentielle en France, tout près de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, a présenté jeudi à Bruxelles ses vues sur la relance européenne. Invité par l'Association des amis de l'Europe et par la Fondation Robert Schuman, M. Bayrou a réaffirmé qu'il partage le rêve des pères de l'Europe: les pays séparés n'ont qu'une souveraineté apparente, le projet européen est une nécessité. Il a développé son exposé en trois parties:

1. Le «non» des Français au Traité constitutionnel n'était pas un rejet de l'Europe, mais une sorte de protestation contre le fait que l'Europe n'a pas répondu aux questions essentielles: qui a vocation à rejoindre l'UE ? Qu'est-ce qu'on doit faire ensemble ? L'objectif est-il une simple coopération intergouvernementale ou un acteur politique capable de peser sur l'avenir du monde ?

2. Pour « rétablir le lien politique » entre les Etats qui ont ratifié le projet constitutionnel et ceux qui ne l'on pas fait, il faut négocier un texte nouveau, qui soit court, lisible et compréhensible pour tous, définissant les principes, les institutions, les compétences et les procédures. Une Conférence Intergouvernementale (CIG) en serait chargée, en y associant des parlementaires nationaux et européens (ce que M. Bayrou a défini comme une « CIG + »). En France, la ratification devrait se faire par un référendum, car « seul le peuple peut refaire ce que le peuple a défait ». C'est une exigence politique et morale, dit-il.

3. Il reviendra ensuite aux Institutions renforcées de définir les orientations et le contenu des politiques de l'Europe, six chantiers étant prioritaires: a) politique économique, harmonisation des politiques budgétaires, harmonisation fiscale ; b) changement climatique et préservation de la biodiversité ; c) politique énergétique commune ; d) politique de recherche ; e) politique de l'immigration et de co-développement avec les pays moins favorisés ; f) capacité diplomatique et de défense.

M. Bayrou ne croit pas que tous les Etats membres seront disposés à participer à la totalité des objectifs et il n'existe, à son avis, qu'une seule voie: une articulation entre une Europe large (l'Europe des échanges, des règles communes et de la démocratie) et une « Europe plus dense, constituée au sein de la première par ceux qui ont plus d'exigences et plus d'ambitions ». (fr)

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