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Bulletin Quotidien Europe N° 9353
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/pesd

Peter Feith tire les premières leçons de la mission à Aceh devant les députés de la sous-commission sécurité et défense du Parlement européen

Bruxelles, 26/01/2007 (Agence Europe) - Le Néerlandais Peter Feith a tiré, mardi 23 janvier, les premières leçons de la mission d'observation de l'UE qu'il a conduit à Aceh pour garantir le respect du cessez-le feu, la démilitarisation, le désarmement et une mise en œuvre complète des accords de paix. Cette mission a pris fin à la mi-décembre 2006, après un an et demi. Elle peut être mise au nombre des succès de la PESD, a expliqué Peter Feith devant les députés de la sous-commission sécurité et défense du Parlement européen, présidée par le démocrate-chrétien allemand Karl von Wogau.

Malgré les doutes exprimés dans la région et dans certains Etats membres au début de la mission, l'équipe européenne a réussi à garantir l'application des accords négociés à Helsinki, permettant ainsi à cette province indonésienne de retrouver la paix après 30 ans de conflit qui ont fait 10 000 morts et le tsunami qui a fait 40 000 victimes. Parmi les clés de ce succès, il a cité la qualité de la coopération entre l'UE et l'ASEAN, la bonne coordination des acteurs européens et la transparence des activités de la mission européenne. Peter Feith s'est dit confiant que le processus de paix va continuer et que l'application prévue de la Sharia restera modérée dans la province. « Le conflit semble vraiment terminé », a-t-il dit tout en indiquant que Matti Ahtissari (qui avait participé au démarrage de l'opération) et lui-même restent disposés à apporter leur aide si les parties venaient à le demander. Il a expliqué que cette mission s'est soldée par un niveau de visibilité et de crédibilité sans précédent pour l'UE en Indonésie et dans l'ensemble de la région. Elle témoigne aussi du fait que « même sans le traité constitutionnel, la gestion de crise est parfaitement réalisable », a-t-il dit sans pour autant négliger les améliorations que pourrait apporter le traité.

Interrogé par le travailliste britannique Glyn Ford sur la conduite éventuelle d'une telle mission au Sri Lanka, Peter Feith a dit que la principale leçon à retenir, c'est qu'une telle mission ne peut vraiment réussir que s'il existe de la part de toutes les parties une réelle volonté politique de s'engager dans un processus de paix. « Ce n'est pas le cas au Sri Lanka », a-t-il estimé en soulignant qu'une opération y nécessiterait plus de moyens ainsi qu'une composante militaire. (oj)

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