Bruxelles, 26/01/2007 (Agence Europe) - En marge du Forum économique mondial de Davos, le vice-président de Gazprom, Alexander Medvedev, a tenté d'apaiser les craintes du Commissaire à l'Energie Andris Piebalgs concernant la conclusion le 22 janvier dernier d'un protocole d'accord entre le gazier russe et l'énergéticien algérien Sonatrach (EUROPE n° 9352). « Il s'agit de renforcer notre coopération », a assuré le représentant de Gazprom, tentant d'apaiser les craintes des Européens de voir se constituer un cartel énergétique à leur détriment. En effet, en marge d'une conférence à Berlin mercredi dernier, M. Piebalgs avait dit redouter que le renforcement de la coopération entre la Russie et l'Algérie dans les domaines de la production et de la distribution « puisse aboutir à la création d'une sorte de cartel ». « Ce sont des discussions d'affaires tout à fait normales qui permettraient d'accroître notre coopération dans différents domaines du secteur énergétique », a expliqué M. Medvedev. Ce protocole d'accord « ne se fonde pas sur l'hypothèse d'un arrangement de type cartel mais est purement basé sur la motivation commerciale », a-t-il poursuivi, avant d'ajouter: « Ces discussions sont analogues à celles menées entre Exxon et Shell lorsqu'ils ont des projets d'entreprises conjointes ». M. Medvedev a également tenu à préciser que l'intention de Gazprom et Sonatrach n'est pas de contrôler les prix. « A cause de la structure du marché, il est impossible de contrôler les prix dans l'industrie gazière », a-t-il assuré. Dans un souci de transparence, l'ambassadeur russe auprès de l'Union Vladimir Chizhov a appelé le Commissaire à l'Energie jeudi après-midi pour apporter des clarifications sur l'accord russo-algérien, que sont venues compléter des informations du ministère russe de l'Energie, a indiqué vendredi à EUROPE le porte-parole de M. Piebalgs, Ferran Tarradellas. (eh)