Bruxelles, 03/01/2007 (Agence Europe) - Les plans de l'UE visant à établir une liste secrète des infrastructures critiques européennes inquiètent le Royaume-Uni, qui est visiblement peu enclin à laisser l'exécutif européen empiéter sur ses prérogatives en matière de lutte contre le terrorisme.
La Commission a proposé, mi-décembre, une directive qui préconise la mise en place d'une liste des infrastructures critiques en Europe, c'est-à-dire susceptibles de subir une attaque terroriste ou une catastrophe naturelle et incidemment de provoquer une crise de niveau européen (EUROPE n°9326).
Malgré les assurances de la Commission, le Royaume-Uni s'apprête à faire part de ses inquiétudes lorsque les discussions commenceront sur cette proposition au début de cette année. « Nous contribuerons pleinement à cette initiative de l'UE même si nous restons préoccupés par des aspects spécifiques », a déclaré un officiel britannique au quotidien The Daily Telegraph. Ces préoccupations semblent toutefois beaucoup plus liées à la distinction que l'exécutif européen entend faire entre infrastructure européenne et nationale, souligne le quotidien, précisant que le Royaume-Uni ne veut pas dupliquer au niveau européen le travail déjà mené au niveau national. Le gouvernement britannique serait néanmoins prêt, lorsque cela sera justifié, à faire quelques concessions au niveau de la prévention des activités terroristes. (bc)