Bruxelles, 03/01/2007 (Agence Europe) - Sous présidence allemande du Conseil de l'Union au premier semestre de cette année, les négociations avec la Russie seront loyales mais fermes: c'est en substance le message adressé mercredi à Moscou par Angela Merkel dans un entretien au Financial Times. Si elle se dit « optimiste » quant à l'issue des négociations avec la Russie en vue de la conclusion d'un nouvel accord de partenariat avant l'expiration de l'actuel Accord de Partenariat et de Coopération (APC) en novembre 2007 (voir autre nouvelle p. 4), la chancelière allemande ne manque pas d'insister sur la nécessité que les relations euro-russes soient « basées sur la réciprocité ». Sont en particulier visées les houleuses relations énergétiques entre l'Union et la Russie. Se référant implicitement aux déconvenues des projets d'extraction de gaz et de pétrole de Sakhaline II et Shtockman, où des firmes européennes se sont vues privées d'une possible participation aux côtés des compagnies russes (voir EUROPE n° 9292 et 9325), Mme Merkel souligne en effet que, « si la Russie restreint l'investissement étranger dans ses compagnies clés, il ne devrait pas être surprenant que les compagnies européennes prennent des mesures similaires ». « Je pense qu'il est parfaitement légitime pour la Russie de chercher à obtenir un plus grand accès aux marchés européens », assure la chancelière allemande, avant de préciser toutefois: « Ceci dit, nous devons obtenir la réciprocité ». « Si des obstacles sont érigés pour protéger les compagnies russes des investisseurs européens, personne ne doit s'offusquer si les Européens en font de même », conclut-elle. (eh)