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Bulletin Quotidien Europe N° 9336
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Hélène Flautre dénonce les exactions commises à l'encontre des immigrés au Maroc

Bruxelles, 03/01/2007 (Agence Europe) - La présidente de la sous-commission des droits de l'Homme du Parlement européen, Hélène Flautre, a dénoncé fin décembre le traitement réservé par les autorités marocaines à plusieurs centaines de migrants qui ont été arrêtés et reconduits près de la frontière algérienne. « Les violations massives des droits de l'Homme qui viennent de se dérouler au Maroc sont scandaleuses. Elles doivent immédiatement cesser », a déclaré le 24 décembre Mme Flautre, après qu'environ 240 migrants subsahariens aient été violemment arrêtés la veille dans plusieurs quartiers de Rabat (Nahda et Taqadoum) par les services de police marocains et conduits par bus près d'Oujda, à la frontière algérienne. A leur arrivée, ils ont été violentés, humiliés, insultés et menacés de représailles en cas de retour au Maroc. Parmi eux se trouvent des femmes, des enfants et des dizaines de réfugiés et détenteurs de documents du HCR, délivrés par le bureau de Rabat. 40 autres migrants africains ont été arrêtés à Nador le 25 décembre. Parmi ces 280 personnes, 150 ont pu rejoindre la ville d'Oujda. Aucune information n'est parvenue sur le sort des autres immigrés. Dans ce contexte, Mme Flautre a réclamé une enquête indépendante et des poursuites contre les auteurs de ces violations. « Les réfugiés et les demandeurs d'asile, détenteurs de documents du HCR, ne peuvent en aucun cas être expulsés », a-t-elle expliqué. La députée a par ailleurs appelé les autorités marocaines à prendre « au plus vite » toutes les dispositions nécessaires pour que soient secourues et protégées les centaines de personnes déportées et a également demandé à l'UE d'intervenir auprès des autorités marocaines en ce sens tout en l'appelant à revoir sa politique de sous-traitance des migrants aux pays tiers. « La pression exercée par l'exécutif européen pour obtenir des pays de transit ou même de départ, la rétention et la réadmission des migrants, conduit tout droit à leur répression et à la violation de leurs droits », a-t-elle déploré. (bc)

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