Bruxelles, 29/09/2006 (Agence Europe) - Malgré l'opposition de certains Etats membres, lors du dernier Conseil (EUROPE n° 9268), le Comité de gestion des céréales a soutenu le 28 septembre une proposition visant à durcir, à partir du 1er novembre, les conditions de prise en charge du maïs par les organismes d'intervention. Il est prévu de réduire la teneur maximale en humidité et le pourcentage maximal de grains brisés et de grains chauffés par séchage et d'introduire, pour le maïs, un nouveau critère de poids spécifique.
La Commission européenne a déjà expliqué que les stocks publics d'intervention de maïs sont supérieurs à 5 millions de tonnes depuis deux campagnes, sans de réelles possibilités de déstockage, et que la qualité des grains se détériore au bout de 18 mois. Ce maïs est produit dans les Etats membres dits « enclavés » d'Europe centrale (Hongrie, Autriche et Slovaquie). L'objectif du nouveau règlement est donc est d'exclure de l'intervention une partie du maïs et de rendre les produits d'intervention moins fragiles.
Les modifications des critères d'éligibilité du maïs à l'intervention sont les suivantes: - la teneur maximale en humidité passe, pour le maïs, de 14,5% aujourd'hui à 13,5% ; - le pourcentage maximal de grains brisés et celui de grains chauffés par séchages (il s'agit de deux éléments qui ne sont pas des céréales de base de qualité irréprochable) sont réduits respectivement de 10 à 5% et de 3% à 0,5%. En outre, un nouveau critère est introduit pour le maïs: le poids spécifique minimal, fixé à 71 kilogrammes par hectolitres. Ces modifications s'appliqueront aux offres de céréales à l'intervention à compter du 1er novembre prochain.