Bruxelles, 11/07/2006 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de l'UE ont eu mardi un premier débat sur une proposition de la Commission concernant le mandat externe de la Banque européenne d'investissement (BEI) pour la période 2007-2013. La Commission envisage une augmentation du montant des prêts et une nouvelle répartition géographique, deux éléments sur lesquels le Conseil aura une discussion plus détaillée en octobre. Certaines orientations se sont néanmoins dégagées mardi.
Lors d'un débat public, les Pays-Bas, et avec eux un certain nombre d'autres délégations (Royaume-Uni et Portugal par exemple), ont souhaité une meilleure complémentarité avec d'autres instruments internationaux ou la Banque mondiale. Plusieurs Etats membres ont ainsi plaidé pour un recentrage sur les pays du voisinage de l'UE. Si les Pays-Bas ont ouvertement expliqué qu'il faudrait éliminer graduellement les montants à disposition de l'Asie et de l'Amérique latine plutôt que les augmenter, d'autres ont formulé des préférences différentes. L'Espagne s'est en effet opposée à la proposition néerlandaise, estimant que le mécanisme devait rester ouvert à d'autres régions du monde. La Grèce espère soutenir principalement les pays de la périphérie de l'UE, tout comme le Portugal, la Pologne ou l'Estonie souhaitent donner la priorité aux pays candidats et aux Etats voisins. Une vision partagée par l'Italie ou le Danemark, qui ont leurs regards tournés aussi bien vers l'est que vers le sud.
S'il faut une concentration géographique, il faut aussi une concentration sectorielle, a jugé la République tchèque, alors que Malte a espéré que les interventions de la BEI puissent concerner l'immigration illégale et la Hongrie qu'elles puissent jouer un rôle pour réduire la dépendance énergétique de l'UE. Seule à considérer le niveau des montants trop élevé, la Suède a fustigé la distribution régionale déséquilibrée qui prévaut, selon elle, dans la proposition de la Commission.