Bruxelles, 11/07/2006 (Agence Europe) - En décidant de clore la procédure de déficit excessif à l'encontre de Chypre et de constater les progrès adéquats du Portugal en vue de corriger la dérive de ses finances publiques dans les délais impartis, le Conseil Ecofin a suivi mardi les recommandations de la Commission européenne (EUROPE n° 9216). Le Conseil a observé une « évolution positive » à Chypre, qui a enregistré un déficit de 2,4% en 2005, et juge donc qu'il n'est « pas nécessaire d'aller plus loin » à ce stade dans le cas du Portugal, a déclaré devant la presse le ministre finlandais des Finances, Eero Heinäluoma, à l'issue de la réunion.
Selon les conclusions du Conseil, le Portugal a pris des mesures appropriées pour corriger la dérive de ses finances publiques sans avoir recours à des mesures exceptionnelles, conformément aux recommandations de septembre 2005 adoptées sur la base de l'article 104§7. Ces mesures sont suffisantes et devraient permettre d'assurer des progrès adéquats en 2006, si elles sont pleinement mises en œuvre, indique le Conseil. Le retour du déficit sous les 3% d'ici 2008 reste donc encore incertain, soulignent les ministres, qui notent toutefois que des efforts supplémentaires pourraient être nécessaires, en particulier si les mesures de contrôle des dépenses s'avéraient inefficaces.
Devant la presse, Joaquin Almunia a salué les efforts chypriotes, le premier des nouveaux Etats membres issus du dernier élargissement à sortir du cadre de la procédure pour déficit excessif qu'ils avaient rejoint au moment de leur adhésion en 2004. Le Commissaire s'est aussi félicité des déclarations du ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, assurant à ses homologues que son pays poursuivrait ses efforts pour remplir tous les critères pour adhérer à l'euro. Les ministres ont donc adopté une décision abrogeant, au titre de l'article 104§12 du Traité, la décision de juillet 2004, qui constatait l'existence d'un déficit excessif à Chypre. Le déficit public chypriote s'est élevé à 2,4% du PIB en 2005, contre 4,1% en 2004 et 6,25% en 2003. La dette publique s'est réduite à 70,25% du PIB en 2005, contre 72,25% en 2003.