Strasbourg, 10/04/2006 (Agence Europe) - Dans une résolution adoptée à l'occasion de la Journée mondiale de la santé, le Parlement européen déplore une « contradiction entre l'engagement affiché par la Commission d'améliorer les services de santé dans les pays en développement et de réaliser les objectifs du Millénaire, d'une part, et le niveau des dépenses qu'elle a effectivement engagées en faveur du développement dans le secteur de la santé, d'autre part ». Pour le Parlement, la part des crédits du Fonds européen de développement consacrée à la santé augmente trop lentement: 4% en 2002, 5,2% en 2003 et guère plus à l'avenir puisque la Commission prévoit seulement 6% pour le développement humain et social (santé, social, éducation, etc.). Il demande à la Commission de se rallier à son exigence de longue date, selon laquelle 35% des fonds affectés au développement devraient être utilisés dans le secteur social, 20% de l'ensemble des crédits devant aller aux soins de santé de base et à l'éducation fondamentale. Constatant que l'un des problèmes majeurs des pays pauvres vient du manque de médecins et de personnels soignants, notamment du fait de leur recrutement par les pays riches, le Parlement demande à l'Union de faire pression pour l'introduction d'un code de conduite mondial pour un recrutement éthique. Il souligne cependant que le meilleur moyen de lutter contre la « fuite des cerveau » dans le secteur de la santé est d'inciter, par des perspectives de carrière, les professionnels de la santé à rester dans leur pays d'origine. Il demande à l'UE et aux gouvernements des pays en voie de développement d'investir dans la formation des professionnels de santé. Il invite les pays en développement à restaurer leurs systèmes et leurs services de soins de base et de santé publique, et demande à l'UE de soutenir ce processus en aidant au renforcement des ressources humaines et des capacités et infrastructures institutionnelles, notamment grâce à l'amélioration des conditions de travail du personnel médical, à la fourniture d'équipements médicaux convenables et au transfert de technologie. Le Parlement insiste aussi sur la nécessité de mettre au point un vaccin efficace contre le paludisme.