Bruxelles, 03/02/2006 (Agence Europe) - Les nouvelles technologies et l'innovation sont-ils des instruments susceptibles de réconcilier compétitivité et inclusion ? se sont demandé le 25 janvier les participants à un séminaire organisé par Les Amis de l'Europe. Sans permettre de répondre à la question d'Etienne Davignon de manière catégorique, les échanges de vues ont montré que, alors qu'il faut moins de régulation, le marché ne peut pas tout faire. Pour Andrew Rashbass, du magazine The Economist, seule la dérégulation permet de profiter de l'innovation, mais l'enjeu reste de démontrer que la croissance profite à tous et permet à l'Etat d'assurer des fonctions essentielles pour la société. L'Etat est nécessaire là où le marché est déficient, en particulier pour la recherche fondamentale, a modéré Brad Smith, vice-Président de Microsoft. D'une manière générale, seul l'Etat peut agir dans certains domaines (l'éducation principalement), reconnaît-il. Pour John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), si on est jeune, intelligent, bien éduqué et mobile, le monde actuel va très bien, mais dans certains cas « un petit peu de régulation est peut-être nécessaire » pour protéger les plus vulnérables. Au sein de chaque société, les écarts entre riches et pauvres s'accentuent, a rappelé M. Monks.