Bruxelles, 03/02/2006 (Agence Europe) - À moins de deux semaines du vote du rapport Gebhardt en première lecture, le conservateur britannique Malcolm Harbour a fait le point, le 2 février devant la presse, sur la directive relative aux services dans le marché intérieur, en tant que rapporteur fictif sur ce dossier. Il a insisté sur la nécessité de se concentrer sur l'objectif principal de la proposition législative: la suppression des barrières qui empêchent les entreprises d'exercer la liberté de prestation de services tout en « protégeant les normes sociales essentielles ». Il existe « un réel désir d'assurer que le Parlement dégage une position forte et équilibrée », a-t-il insisté, en pressant la Présidence autrichienne et la Commission européenne de faire de cette proposition de directive la priorité numéro un de l'UE dans le cadre de la relance de la stratégie de Lisbonne. « Les services d'intérêt économique général (SIEG) doivent être maintenus dans le champ d'application de la directive », estime Harbour, tout en admettant que c'est là une « des différences politiques » entre groupes politiques, car « les collègues socialistes ne sont pas très enthousiastes » d'une telle idée. Le rapport de la sociale-démocrate allemande Evelyne Gebhardt tel qu'adopté en novembre 2005 en commission parlementaire du marché intérieur maintient les SIEG au sein de la directive « services », mais il ne leur applique pas le « principe de la liberté de services » selon lequel « les prestataires de services sont soumis uniquement aux dispositions de l'État membre d'établissement relatives à l'accès à l'activité d'un service et à son exercice » (EUROPE n° 9074). D'après le rapport, cependant, la directive en question ne porte pas sur la libéralisation des SIEG, que les États membres gardent le droit de définir, organiser et financer. Malcolm Harbour soutient la suppression des articles concernant le « détachement des travailleurs » et « la prise en charge des soins de santé », deux enjeux essentiels, a-t-il dit, mais qui doivent être abordés dans le cadre d'une législation européenne spécifique. Il a ajouté que « le Conseil » ainsi qu'une « majorité des collègues » au PE sont « d'accord ». Un consensus existe également pour exclure du champ d'application de la proposition de directive les « services de sécurité » et les « agences de travail temporaire ».