Bruxelles, 17/11/2005 (Agence Europe) - Le groupe de l'industrie maritime du Parlement européen (European Parliament Marine Industry Group EPMIG) s'est réuni pour la première fois le 8 novembre à Bruxelles, marquant ainsi le début de la coopération entre les députés européens et l'industrie maritime. Cette première rencontre informelle, qui devrait être suivie par une deuxième réunion en mars 2006, a réuni plus de 40 participants issus des institutions communautaires, des Etats membres et de l'industrie maritime, dont les intérêts sont notamment représentés depuis 2003 par l'EURMIG (European Union Recreational Marine Industry Group), un comité du Conseil International des Associations de l'Industrie marine (International Council of Marine Industry Associations: ICOMIA). L'objectif poursuivi par l'instauration d'un dialogue régulier est d'alimenter le débat sur l'élaboration de la législation européenne susceptible d'avoir un impact sur l'environnement, les transports, le tourisme, l'innovation, l'accès aux marchés ou la création d'emplois. Les principaux défis qui s'annoncent porteront sur les infrastructures et les innovations technologiques, notamment celles visant à réduire l'impact de l'industrie maritime sur l'environnement, estime le Secrétaire général de l'EURMIG, Tony Rice.
Constitué majoritairement de PME, le secteur des activités nautiques en Europe emploie quelque 272 000 personnes, et fournit des services compétitifs, souligne pour sa part James Grazebrook, président du Strategy Board de l'EURMIG. La préservation de la beauté et de la propreté de l'environnement est une préoccupation majeure pour les entreprises d'activités nautiques, poussées à faire des efforts pour se conformer aux exigences de la législation européenne, alors qu'elles subissent de plus en plus la concurrence de services de masse de pays non européens. Dans ce contexte, il est nécessaire, selon le député européen Martin Callanan (conservateur britannique) et président de l'EPMIG, de revoir d'urgence la législation européenne en matière d'environnement, afin de supprimer les formalités administratives superflues.