Bruxelles, 21/10/2005 (Agence Europe) - Réuni en session plénière à Paris du 12 au 14 octobre, le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) a accueilli favorablement dans un communiqué la Résolution 1617 sur les menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d'actes terroristes que le Conseil de sécurité des Nations unies a adoptée en juillet dernier. Dans son point 7, cette résolution « engage vivement tous les États membres à appliquer les normes internationales détaillées faisant l'objet des quarante recommandations du Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux et des neuf recommandations spéciales du GAFI sur le financement du terrorisme ».
Le GAFI a retiré la République de Nauru de la liste des pays et territoires non coopératifs. Ce pays a en effet interdit les banques fictives, principal risque de blanchiment d'argent. Le Myanmar et le Nigeria demeurent les deux seuls pays sur la liste, malgré les réformes législatives en cours.
Le GAFI a également évalué les systèmes de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en Australie, Italie et Suisse. Afin de renforcer le partenariat avec les organismes régionaux équivalents, il se réunira en novembre avec le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux en Amérique du Sud (GAFISUD) pour étudier notamment les menaces dues aux nouvelles technologies de paiement. Il invitera aussi les membres du Groupe anti-blanchiment d'Afrique orientale et australe (GABAOA) à participer à sa prochaine session plénière, en Afrique du Sud en février 2006.