Bruxelles, 10/10/2005 (Agence Europe) - La compétition entre l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et la France pour accueillir les sièges des futurs centres de contrôle du programme européen de radionavigation par satellite Galileo risque d'envenimer une situation déjà tendue, à l'Agence spatiale européenne (ESA), en ce qui concerne la répartition des quelque 400 millions d'euros supplémentaires nécessaires pour la phase de déploiement, qui doit commencer en 2006. Le président de l'Agence spatiale italienne (ASI) Sergio Vetrella, dans une interview à Die Welt de jeudi dernier, avait reproché à l'Allemagne son hésitation à prendre en charge une partie de ces coûts. Or, les autorités allemandes affirment que, avant de prendre une décision sur le financement, il faudrait d'abord parvenir à un accord sur la répartition des tâches, et donc sur la localisation des différents sièges. L'Espagne menace aussi de bloquer les décisions, si elle n'obtient pas un centre de contrôle sur son territoire. Dans l'interview à Die Welt, M. Vetrella avertit que si les parties ne parviennent pas à un accord sur la question du financement d'ici fin octobre, la phase de lancement risque d'être retardée ce qui entraînerait des coûts supplémentaires.
Lors du Conseil Transports du 6 octobre, le Commissaire chargé des Transports Jacques Barrot avait exprimé sa préoccupation face à ces difficultés en rappelant aux ministres leurs responsabilités de trouver rapidement un accord sur le financement, afin de ne pas retarder le lancement de la deuxième phase de Galileo.