login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8957
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/constitution/perspectives financieres

La France réaffirme sa « vigilance » sur la PAC

Bruxelles, 30/05/2005 (Agence Europe) - Après la victoire du « non » sur la Constitution européenne en France, le gouvernement français a réaffirmé lundi sa « vigilance » en vue de préserver la Politique agricole commune (PAC) face à toute tentation de la remettre en cause dans les négociations sur les perspectives financières 2007-2013. La PAC n'est pas remise en cause « par ce qui s'est passé hier dans notre pays », a assuré lundi à Bruxelles le ministre français de l'Agriculture, Dominique Bussereau, en marge de la réunion du Conseil Agriculture-Pêche. Il a reconnu toutefois que « naturellement les tentations par rapport aux 8 milliards (de soutien agricole) que reçoit notre pays (...) vont peut-être être un peu exciter, et nous devrons certainement être extrêmement vigilants ». « Le risque peut exister. (...) C'est la raison pour laquelle nous étions là aussi ce matin, pour bien réaffirmer la vigilance de la France sur les suites de l'accord que le président de la République et le chancelier Schröder avaient conclu sur le financement de la PAC jusqu'en 2013 », a-t-il ajouté (La France et l'Allemagne avaient été à l'origine, en octobre 2002, de la décision du Conseil européen sur la fixation à l'avance des dépenses agricoles de marché de 2007 à 2013). « Dans les négociations budgétaires actuelles, la situation politique allemande est au moins aussi importante que la situation politique française. C'est au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement que tout cela se règle », a par ailleurs fait valoir M. Bussereau. « Nous avons appliqué ce qu'a indiqué le président de la République dimanche soir: l'Union continue, les traités actuels fonctionnent, les ministres français et les diplomates français font leur travail » a conclu M. Bussereau.

Le ministre italien de l'agriculture, Giovanni Alemanno, a déclaré pour sa part, à la même occasion, que le « non » français est un « mauvais coup pour l'intégration européenne ». « Il faut faire attention à ne pas pénaliser le budget agricole dans les prochaines perspectives financières, car on sait combien ce sujet est sensible pour la France », a estimé M. Alemanno.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE