Bruxelles, 30/05/2005 (Agence Europe) - Après la désignation officielle de Pascal Lamy comme prochain directeur général de l'OMC à partir du 1er septembre 2005 (pour un mandat renouvelable de quatre ans), l'actuel responsable de l'organisation, Supachai Panitchpakdi, a estimé que « l'expérience de M.Lamy en matière commerciale, sa grande rigueur et ses qualités éprouvées dans le domaine de la gestion institutionnelle sont la garantie qu'il fera un excellent directeur général ». « Je n'entends n'épargner aucun effort pour faire avancer autant que possible les négociations dans le cadre de l'Agenda de Doha pour le Développement de façon à ce que nous soyons prêts pour notre conférence ministérielle de Hong-Kong en décembre. Des résultats concrets à la réunion du Conseil général (de l'OMCE) en juillet donneront à Pascal Lamy un tremplin très solide à partir duquel lancer la dernière étape des préparatifs de la Conférence ministérielle », a-t-il dit.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est également félicité de la désignation de M.Lamy. « L'OMC se trouve devant un semestre décisif de négociation en vue de la réunion ministérielle de Hong-Kong en décembre. Pour faire du cycle de Doha un succès, avec de meilleures opportunités pour les pays développés et les pays en voie de développement, on aura besoin de volonté politique et d'engagement pratique de la part de toutes les parties. Pascal Lamy, avec ses connaissances en matière de politique commerciale, avec son expérience internationale, son souci pour le développement et sa volonté de rechercher le consensus, est qualifié comme personne d'autre pour diriger l'OMC en ce moment crucial », a déclaré M.Barroso.
A l'occasion de la désignation de M. Lamy, CIDSE et Caritas Internationalis, deux organisations catholiques de développement, ont lancé un appel au prochain directeur général de l'OMC pour qu'il rende les négociations sur le cycle de Doha, « qui mettent actuellement en péril les intérêts vitaux de millions de personnes vivant dans la pauvreté », plus transparentes et participatives. « Pascal Lamy, qui a qualifié les négociations de l'OMC comme étant « médiévales », sera confronté au défi de rendre le processus de négociation plus transparent et plus participatif afin que le Cycle de Doha aboutisse à des résultats à la mesure de son ambition en matière de développement », affirment les deux organisations dans un communiqué conjoint. « Nous sommes particulièrement inquiets que les consultations pour relancer les négociations agricoles se tiennent uniquement entre cinq pays - les Etats-Unis, l'UE, l'Australie, le Brésil et l'Inde - alors même que l'agriculture est une préoccupation vitale pour la plupart des pays en développement. Nous appelons à l'audition de tous les Etats membres de l'OMC. (…) Seul un processus ouvert peut garantir une prise en compte adéquate des attentes de tous les membres », affirme le communiqué.