Bruxelles, 30/05/2005 (Agence Europe) - L'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME) a rappelé, le 24 mai, lors d'une réunion organisée par la Troïka des ministres de l'Education en marge du Conseil « Education, culture et jeunesse », l'importance de placer la formation professionnelle sur un pied d'égalité avec le système éducatif général. « La formation professionnelle joue un rôle crucial car elle se préoccupe des besoins du marché du travail, et ceci doit être reconnu. Il faut prendre des mesures pour assurer à la formation professionnelle le même statut que les autres filières d'enseignement supérieur », a ainsi souligné Hans-Werner Müller, secrétaire général de l'UEAPME. M.Müller s'est réjoui par ailleurs de l'inclusion de la formation et de l'éducation dans les lignes intégrées pour la croissance et l'emploi: c'est un développement positif qui reconnaît le lien direct qui existe entre la formation et l'emploi et, par conséquent, la productivité, souligne-t-il. De même, l'UEAPME se félicite de l'inclusion, dans les lignes intégrées, de l'éducation aux compétences entrepreneuriales, « en tant que moyen pour favoriser l'emploi et consolider l'innovation dans l'UE ». L'UEAPME rappelle par ailleurs l'importance des indicateurs pour l'éducation et la formation et se félicite du suivi que le Conseil a promis d'accorder aux compétences linguistiques (voir EUROPE n° 8954). « Les compétences linguistiques sont vitales pour un marché du travail européen efficace et pour assurer la mobilité des travailleurs, et il est positif qu'elles soient reconnues comme une priorité », souligne M.Müller, qui se montre toutefois plus sceptique quant à l'adoption de nouveaux indicateurs (les ministres ont adopté mardi des conclusions sur le développement de nouveaux paramètres: voir EUROPE n° 8954) qui « pourraient diluer l'efficacité globale » de la politique mise en œuvre. L'UEAPME conclut en demandant aux Etats membres de s'engager « sans délai » pour atteindre les objectifs fixés en 2010: « Augmenter de 15% la proportion des étudiants dans les domaines scientifiques et technologiques et réduire de 10% le taux de décrochage scolaire sont les objectifs clés pour améliorer la compétitivité de l'Europe », conclut Hans-Werner Müller.