Bruxelles, 19/04/2005 (Agence Europe) - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) salue les mesures prises par la Turquie pour libéraliser ses marchés de l'énergie mais l'exhorte à aller encore plus loin. Avec le tout-libéralisme en ligne de mire, le rapport 2005 de l'AIE sur la politique de l'énergie en Turquie apprécie la loi de 2001 sur les marchés de l'électricité et du gaz naturel, mais fait un certain nombre de critiques. Ainsi, l'AIE se dit préoccupée par le fait que de larges pans de l'énergie hydroélectrique restent dans les mains du gouvernement, par la place faite aux entreprises d'Etat, et par la difficulté pour des entreprises privées de se faire une place sur le marché. « Il n'y a que 29% du marché qui peut choisir son fournisseur », souligne le rapport. Pour le gaz, 80% du marché peut en théorie choisir son fournisseur, mais la compagnie nationale BOTAS a un monopole de facto, remarque l'AIE. L'Agence dénonce aussi les subventions à la production de charbon, qu'elle juge « injustifiées ». Enfin, l'AIE appelle la Turquie à se préoccuper davantage de l'efficacité énergétique et de la lutte contre la pollution.