Bruxelles, 19/04/2005 (Agence Europe) - Le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) assure qu'il est « ouvert au compromis » à propos de la directive sur les services. « Le choix d'une directive cadre comme instrument juridique est judicieux. Toutefois, l'étendue de son champ d'application entraîne des problèmes de définition » et exige des « dispositions spéciales et exceptions aux règles », indique-t-il dans un communiqué. Le groupe ADLE reste « plus que jamais attaché au principe du pays d'origine, indispensable à l'émergence d'un réel marché intégré des services », tout en récusant « toute menace de dumping social ». L'application du principe du pays d'origine nécessite « une coopération administrative efficace de la part des autorités des États membres », qui pourrait se matérialiser par la création de formulaires harmonisés et de bases de données en ligne au niveau européen.
Lors d'une conférence du think-tank bruxellois European Policy Centre, le libéral allemand Jorgo Chatzimarkakis a présenté lundi son rapport pour avis sur la directive « services » qui sera voté le 20 avril en commission parlementaire de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. Le rapporteur s'appuie sur le principe du permis de conduire: selon ce principe, une voiture allemande assurée en Allemagne peut se rendre au Royaume-Uni mais doit respecter le code de la route britannique. Selon le rapport, les États membres de destination devraient avoir la responsabilité du contrôle sur les entreprises et les prestations de services. M. Chatzimarkakis propose d'appliquer le principe du pays d'origine en trois étapes: tout de suite pour les services émergents, dans cinq ans pour les services peu ou pas réglementés (tels que ceux rendus par les esthéticiens), dans dix ans pour les professions réglementées telles que les professions d'avocats.