Bruxelles, 31/03/2005 (Agence Europe) - Les principales associations de défense des intérêts des industriels, des entreprises et des commerçants ont dans leur ensemble accueilli avec un certaine déception les résultats du Conseil européen de printemps des 22 et 23 mars. Eurochambres, l'association des chambres de commerce et d'industrie, a estimé que les résultats « ne favoriseront pas les conditions d'une relance de l'économie pourtant nécessaire ». « En dépit de la crise économique rampante que connaît l'Europe, le Sommet de printemps se réduira à une autre opportunité ratée de redynamiser l'économie européenne (...) et à une série supplémentaire de promesses inconsistantes et de mauvais compromis », a déploré le secrétaire général adjoint d'Eurochambres, Paul Skehan. M. Skehan a en outre regretté que le Sommet européen « ait mis l'euro, et par conséquent la croissance et les emplois, en danger » avec l'accord obtenu sur le Pacte de stabilité. M. Skehan a en outre accusé les dirigeants européens de ne pas « protéger et dynamiser l'économie ». « Il apparaît que les choses devront bien empirer davantage pour les milieux d'affaires et les citoyens européens avant que la situation économique ne soit considérée comme un motif d'inquiétude sérieuse, digne d'un véritable débat et de mesures réelles”, a-t-il ajouté. Eurocommerce, l'association européenne des commerçants de gros et de détail, a pour sa part regretté « le manque d'engagement visible des chefs d'Etat et de gouvernement » et souligné que « le temps des promesses et des communiqués » devait « faire place à des actions concrètes ». Enfin, UNICE, l'Union des confédérations de l'industrie et des employeurs, s'est dite déçue du fait que les grandes attentes qu'elle nourrissait avant le Sommet n'aient pu être matérialisées. L'UNICE aurait en effet souhaité que « les Etats membres prennent de meilleurs engagements pour relancer le processus de Lisbonne » et « adoptent un langage plus percutant qui ne se limite pas à l'expression d'un vague soutien à la croissance et à la création d'emplois ». Elle a toutefois salué l'engagement des Etats membres de mettre en place des plans d'action nationaux qui « permettront d'identifier les actions prioritaires à mener pour mettre en oeuvre les réformes ».