Bruxelles, 24/03/2005 (Agence Europe) - « La section consacrée, dans les conclusions du Sommet de printemps, à l'amélioration de la gouvernance de la stratégie de Lisbonne laisse bon nombre de questions sans réponse sur la manière dont les dirigeants de l'UE vont garantir que l'objectif de cohésion sociale soit réellement atteint », déplore Fintan Farrell, le directeur du Réseau européen de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (EAPN), dans sa réaction aux résultats du Conseil européen des 22 et 23 mars.
Félicitant tout particulièrement le Président du Conseil européen Jean-Claude Juncker « pour être parvenu à un accord qui sauvegarde les trois dimensions économique, sociale et environnementale, au sein de la stratégie de Lisbonne ainsi que la cohésion sociale en tant qu'objectif général de cette stratégie, M. Farrell salue aussi l'engagement, contenu dans les conclusions du Sommet, de « poursuivre une stratégie européenne pour l'inclusion sociale fondée sur une approche multidimensionnelle ».
M. Farrell s'attend à présent à ce que, dans les prochains mois, l'agenda social de l'UE soit davantage détaillé et qu'une proposition soit faite en vue du renforcement de la méthode ouverte de coordination pour la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. « En l'absence de telles mesures concrètes donnant suite aux conclusions du Sommet de printemps, cela créera inévitablement davantage de désillusion vis-à-vis du projet européen », conclut le directeur de l'EAPN.