Bruxelles, 24/03/2005 (Agence Europe) - Le Sommet européen des 22 et 23 mars a « marqué un changement de cap pour l'Europe », notamment parce que le Pacte de stabilité nouvelle mouture est « plus intelligent », affirme dans un communiqué Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts/ALE au Parlement européen, tout en soulignant que les Verts auraient souhaité une meilleure prise en compte des aspects environnementaux et de développement durable. « Une stratégie économique ne peut pas être prometteuse si elle n'accorde pas une place centrale à l'augmentation des technologies environnementales et de l'efficience des ressources », déclare le Vert allemand dans un communiqué. M. Cohn-Bendit félicite en revanche le Conseil européen pour ses conclusions sur le changement climatique. Selon lui, bien que timide, la référence au soutien, « dans l'esprit », des conclusions des ministres de l'Environnement de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 60% à 80% en 2050 (…) est une gifle pour M. Barroso qui avait, jusqu'à présent, refusé de fixer des objectifs de réduction des émissions polluantes ».
Selon Daniel Cohn-Bendit, ce sommet a été pour le Président Barroso une sorte de « leçon de rattrapage », notamment au sujet de la directive sur les services. Commission, Conseil et Parlement doivent travailler « de concert avec les travailleurs et le patronat », en vue de sa « refonte », dit M. Cohn-Bendit, qui met en garde la Commission contre la tentation de « revenir par la porte arrière » avec les mêmes propositions. Selon lui, la remise en cause de la « directive Bolkestein ne s'explique pas seulement par les prises de position de certains gouvernements des Etats membres, mais, surtout, par le fait qu'elle n'aurait de toute façon pas recueilli une majorité au sein du Parlement européen ».