10/03/2005 (Agence Europe) - « L'euro et moi sommes les seuls survivants de Maastricht », a remarqué jeudi à Luxembourg Jean-Claude Juncker, lors d'un colloque du think-tank Ecofi (sur lequel nous reviendrons). En rappelant que lundi dernier, à la table de l'Eurogroupe, il était le seul ministre à avoir participé à la création de l'UEM, M. Juncker a admis que le Pacte de stabilité « a ses forces, mais renferme aussi des faiblesses ». Quelles sont les choses qu'on n'avait pas vues à l'époque (du lancement du Pacte) ? s'est-il demandé. Pour répondre: on avait négligé le niveau de la dette et une application différenciée du Pacte en fonction du cycle économique, et on n'avait pas assez insisté sur sa dimension préventive. La réforme du Pacte et la stratégie de Lisbonne sont « deux rendez-vous d'une égale importance », a-t-il estimé à propos du prochain Sommet de printemps.