Bruxelles, 10/03/2005 (Agence Europe) - Suite à une plainte déposée par la Commission européenne en octobre 2002, le mécanisme de règlement des conflits de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) a décidé que la Corée devra retirer - dans un délai de 90 jours - certaines subventions illégales à l'exportation en faveur de ses constructeurs navals. L'OMC a en effet conclu que, dans certains cas spécifiques, des aides illégales ont été accordées aux chantiers coréens par la KEXIM (« Korean Export-Import Bank »), sous la forme de transactions APRG individuelles (prêts trop avantageux, garanties trop favorables, etc.). Ces pratiques doivent être supprimées d'ici mi-juin, mais des sources coréennes affirment que ces mesures ont déjà presque toutes expiré à la fin de 2004. En revanche, l'OMC a rejeté l'allégation de l'UE selon laquelle le régime juridique de la KEXIM et les programmes APRG et PSL de la KEXIM « en tant que tels » sont incompatibles avec les règles de l'OMC. En accordant, après la crise financière asiatique de 1997, à ses constructeurs navals des programmes de renégociation de leur dette, des avantages fiscaux et de prêts avantageux, la Corée n'a pas causé un préjudice grave aux intérêts de l'UE, affirme l'OMC. La Commission n'a pas encore décidé si elle fera appel.