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Bulletin Quotidien Europe N° 8889
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/developpement

Le Conseil Développement est favorable à des sources de financement novatrices de l'aide publique au développement pour peu qu'elles soient additionnelles - Orientations liminaires pour le sommet de révision des objectifs du millénaire

Luxembourg,15/02/2005 (Agence Europe) - Les ministres de la Coopération au développement de l'UE, réunis en Conseil informel à Luxembourg, ont débattu longuement, mardi, des moyens d'accroître la contribution de l'UE à la réalisation des objectifs de développement pour le millénaire (ODM). Cet échange de vues avait pour toile de fond, la réunion de haut niveau de l'ONU de septembre prochain à New York, où les chefs d'Etat et de gouvernement de la planète dresseront un bilan des progrès accomplis et détermineront ce qu'il faut faire pour accélérer ces progrès vers la réalisation des ODM. Rappelons que ces objectifs adoptés en septembre 2000 par 189 dirigeants du monde entier ambitionnent de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015.

Jean-Louis Schiltz s'est félicité devant la presse de ce débat d'orientation liminaire pour préparer, avec Marc Malloch-Brox du Programme des Nations unies pour le développement, le sommet de New York. « L'UE arrêtera sa position en avril. Mais l'objectif est déjà clair. Nous avons réaffirmé la volonté de l'UE de jouer un rôle politique de premier plan, dans la préparation et lors du sommet. L'UE conserve un engagement fort envers la réalisation des objectifs du millénaire ». Si les ministres n'ont pas cité de chiffre pour le niveau d'aide publique au développement (APD) que devra viser l'UE pour 2009/2010, ils se sont mis d'accord sur deux points: - l'aide publique au développement est une question de volonté politique; - l'UE se dirige vers un engagement collectif à l'horizon 2009/2010 qui comportera un engagement plancher applicable aux nouveaux Etats membres. M. Schiltz a aussi fait état d'un « sentiment favorable » à l'égard des mécanismes de financement novateurs (la facilité de financement internationale et la taxe sur le kérosène dont va discuter jeudi le Conseil Ecofin, sur la base de l'initiative franco-allemande au dernier G7 ), « à condition qu'il s'agisse bien de sources additionnelles de financement de l'APD et non de sources alternatives pour résoudre des problèmes de déficit budgétaire des Etats membres ».

Le Commissaire Louis Michel, qui a présenté aux ministres les lignes de force de la nouvelle déclaration qu'il prépare, en consultation avec tous les acteurs, pour « recadrer » la politique de développement de l'UE, a dit son souhait que les objectifs du millénaire soient intégrés dans cette déclaration, et que la consultation débouche « à l'automne, de préférence avant le sommet de New York, sur une véritable stratégie commune pour le développement, à l'instar de la politique commune pour la sécurité dont s'est dotée l'UE ».

Pour mémoire, en 2002, au sommet mondial de Monterrey sur le financement du Développement, l'UE avait pris l'engagement de porter collectivement le niveau moyen d'aide publique au développement à 0,39% du PIB communautaire à l'horizon 2006, en tant qu'étape intermédiaire pour se rapprocher du 0,7% prôné par l'ONU. Selon les projections des performances des Etats membres, l'UE devrait, à cette échéance, faire mieux que cet objectif en atteignant une moyenne de 0,42% du PIB. C'est à la fixation de nouveaux objectifs, pour 2009-2010 qu'elle doit maintenant travailler, ainsi qu'à l'examen de sources de financement novatrices, conformément à ce qu'a demandé le Conseil Affaires générales/Relations extérieures en novembre dernier.

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