Bruxelles, 15/02/2005 (Agence Europe) - Même si la Présidence luxembourgeoise a finalement renoncé à inscrire à l'ordre du jour du Conseil Ecofin du 17 février la directive sur la brevetabilité des inventions mises en œuvre par ordinateur, les plus farouches adversaires de cette directive maintiennent la manifestation prévue jeudi matin à Bruxelles pour dire une fois de plus tout le mal qu'ils en pensent (voir EUROPE du 12 février, pages 7 et 12). Dieter Van Uytvanck, porte-parole de la FFII (Foundation for a Free Information Infrastructure) qui mène la bataille, se dit « très heureux », dans un communiqué, de constater que la proposition (qui avait fait l'objet d'un accord politique au Conseil en mai 2004) ne compte plus sur une majorité au Conseil. Mais lance: on en est arrivés là « seulement grâce au courage des parlements nationaux et au Parlement européen ». M. Van Uytvanck rappelle ainsi que le Parlement européen a demandé d'être de nouveau saisi de la proposition en première lecture et que le parlement néerlandais et le sénat espagnol se sont prononcés contre la directive, alors que le Bundestag devrait voter le 17 février une résolution très critique à l'égard du Conseil et de la Commission.