Selon les premières estimations de la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), les investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté en 2004 de 6% (612 milliards de dollars contre 580 milliards en 2003). Comme l'année précédente, les flux vers les pays développés ont continué de diminuer. Ce sont donc les pays en développement et les pays d'Europe centrale et orientale qui permettent de redresser la moyenne mondiale après une dégradation continue enregistrée depuis 2001 où les flux mondiaux avaient atteint 818 milliards de dollars. Désormais, les pays en développement regroupent 42% des FDI, une performance par rapport à la moyenne de 27% entre 2001 et 2003. La part s'établit donc comme suit, en 2004: 321 milliards ont été réceptionnés par les pays développés (contre 380 milliards en 2003) et 255 milliards ont été totalisés par les pays en développement (contre seulement 173 milliards en 2003). Voici le détail par région: 1) les pays de l'UE ont vu une énorme diminution de leurs flux, qui ont dégringolé de 308 milliards en 2003 à 165 milliards en 2004. L'Allemagne, plus particulièrement, a connu une dégradation importante (de 13 milliards en 2003 à -49 milliards) due à des transactions exceptionnelles. A l'inverse, le Royaume-Uni est le seul Etat membre à avoir connu une nette amélioration (de 21 à 55 milliards) ; 2) avec 121 milliards, les Etats-Unis redeviennent les premiers récipiendaires mondiaux de FDI (la Chine les avait devancés en 2003). Ils ont connu en effet une nette amélioration de leurs flux après une dégringolade continue depuis 2001 (159 milliards) et seulement 30 milliards reçus en 2003 ; 3) dans les pays en développement, l'Afrique redresse légèrement sa part qui reste cependant très faible (20 milliards contre 15 milliards en 2003). L'Amérique latine et les Caraïbes augmentent également leurs flux (69 milliards contre 51 milliards), ainsi que les pays d'Europe centrale et orientale (36 milliards contre 27 milliards). Les pays d'Asie et du Pacifique enregistrent pour leur part une nette progression (166 milliards contre 107 milliards).